Citoyenneté et qualité de vie ... en milieu urbain .... SUD 2017 Doual’art, décembre 2017

Le 29 janvier 2018, par Geneviève Koubi,

Dans le cadre d’une rencontre relative à « La place de l’humain » [1], il s’agissait d’inscrire une réflexion - soudain improvisée - « au cœur de la cité » et, plus particulièrement de répondre à la question « les pratiques artistiques peuvent-elles être des pratiques sociales qui pensent et aident la construction de l’espace public ? », en approchant le thème de « la relation des hommes et des femmes à leur environnement » suivant le thème global de la notion d’humanisme et de solidarité.

L’objectif de cette communication était en quelque sorte une tentative pour repenser la notion d’urbanité à travers les composantes d’un environnement immédiat, citadin et ordinaire. Ainsi, afin d’évoquer la citoyenneté à l’aune de la convivialité et, en regard, à la faveur de l’idée d’urbanité, il fallait retracer des utilisations et les usages communs des espaces publics urbains à partir d’une réflexion sur le « droit à un environnement sain » [2]. Ce droit ne se limite pas à un droit à la santé individuel, il est aussi un droit collectif, social et culturel. En découlait une tentative pour repenser ces utilisations et usages au prisme des actions de voisinage dans l’enjeu de la lutte contre la dégradation de l’environnement (à l’exemple de la mise à disposition de lieux ou locaux pour des animations sociales et/ou culturelles, de la végétalisation des immeubles et des quartiers ou de l’institution des jardins partagés). Or, ces actions, outre une sensibilisation à l’écologie, impliquent la participation et la responsabilisation des citoyens ...

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Ce serait à travers le concept de « démocratie environnementale » [3] que sembleraient devoir être appréhendées les liaisons entre « citoyenneté et qualité de vie », en une mise en questions socio-écologiques. En d’autres approches, la perspective pourrait être dessinée à partir des initiations à l’écocitoyenneté [4] et des développements de « l’éducation à l’environnement » en insistant sur la nécessité d’échafauder une « démocratie écologique » où la nature devient sujet de droits. Cependant, de nos jours, ce modèle s’entend essentiellement dans le contexte de la promotion du développement durable [5] et s’inscrit dans des jeux essentiellement économiques.

Liées aux discours économiques, quand bien même elles en appelleraient aux principes fondamentaux du droit de l’environnement, ces perceptions surplombent les cadres multidimensionnels des relations interpersonnelles et sociales, lesquelles reposent sur une compréhension raisonnée des droits de l’homme. Car cette notion pénètre tous les aspects de la vie sociale et son noyau dur est le principe d’égalité. En ce que l’éducation à l’écocitoyenneté - plus qu’à l’environnement - prône des attitudes et des comportements sociaux de partage d’un espace commun - de tonalité participative et de qualité fédérative -, elle n’est pas absente de la problématique agencée plus spontanément autour d’une association entre « bien-être » (individuel) et « bien-vivre » (collectif).

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Pour aborder ce thème associant « citoyenneté » et « qualité de vie », quelques précisions préalables étaient nécessaires quant aux caractérisations à attribuer tant à la notion de citoyenneté qu’à celle de qualité de vie – en écartant le « droit » tant il manipule les réalités [6].

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Pour cerner l’idée de citoyenneté, il faudrait reprendre le modèle de la Cité en mettant à distance ce qui se rapporte aux diverses affiliations et appartenances politiques et juridiques (nationales, territoriales). Si l’on ne retenait que ces derniers aperçus, la citoyenneté ne pourrait apparaître comme un élément intrinsèque à la nature humaine, ou plus justement comme un élément inhérent à la vie en société. La fonction sociale de la citoyenneté s’éloigne de la construction juridique et politique qui voudrait décrire le lien existant entre l’individu et la communauté politique dont il relèverait. La reconstitution du lien social invite à distancer cet aperçu et à s’accaparer du vivre « bien » en commun. Posé en relation avec la nature, le rapport entre citoyenneté et urbanité devrait alors être repensé au-delà des stratégies individualistes, afin de répondre aux attentes des citoyens quant à la préservation de l’intérêt général et du bien commun – ce que suppose l’idée directrice de bonheur commun qui est la finalité première d’une consécration des droits de l’homme.

La conception académique de la citoyenneté doit alors être remise en cause afin de la propulser dans le domaine de la convivialité, afin de signifier les limites du personnalisme et de l’individualisme dans tous les lieux ouverts à tous publics. Cette mise en perspective ne se limite pas aux seuls rapports sociaux, elle signe la culture comme un processus de construction sociale, elle s’inscrit dans les enjeux démocratiques de la protection de l’environnement [7], dans le droit fil d’une prise de conscience de la nécessité de préserver la nature et de réviser les enjeux de l’urbanisation. Ainsi, au moins est-il possible de « colorer » la ville et, plus prosaïquement, de la « reverdir » ou de la « végétaliser ».

Pour autant, la séparation entre la sphère publique et la sphère privée devient de plus en plus fragile. En effet, « c’est d’abord le consumérisme accru des citoyens qui, se retranchant derrière les difficultés pratiques de leur vie, entendent que la puissance publique les règle, leur procure des avantages ou supprime les problèmes auxquels ils se heurtent. Les citoyens expriment ainsi la volonté de manifester et faire valoir leur individualité et leurs intérêts privés dans la sphère publique, ce qui rend la convergence des intérêts plus délicate. A cette aune et dans cette société atomisée, l’intérêt général, s’il survit, ne peut être que la somme des intérêts particuliers. » [8]. La démarche tendant ainsi à une recomposition de la citoyenneté suppose non un partage de l’espace qui cloisonnerait les activités ou les sociabilités, mais plutôt une partition de l’espace qui associerait chacun et tous, selon leurs affinités, dans l’espace public, l’espace commun. En découle la résonance des appels au respect,- en dériverait alors progressivement la force à attribuer puis à reconnaître à cette notion de respect. Car, ramifier l’espace commun, ou plus sûrement l’espace public, constitue une invite à reconsidérer les modes d’appropriation socialisante de la ville tant « le souci de l’environnement ne peut pas être imposé de l’extérieur, d’en haut, par un acte d’autorité » [9]. Dans ce dernier temps, l’urbanité est synonyme de civilité, comme le savoir-vivre équivaut à la sociabilité.

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Pour percevoir les enjeux de l’expression de qualité de vie, plusieurs aspects devraient être relevés, dont le premier rejoint la notion de citoyenneté en termes de sociabilité. Car l’individu ne peut définir la qualité de vie exclusivement pour lui-même ou par l’idée qu’il s’en fait lui-même, ni par l’arrogance issue d’un prétendu droit de chacun de vivre à sa façon, selon ses envies, selon son goût, sans tenir compte tant des autres qui l’entourent que du milieu dans lequel il évolue. Tout individu est appelé à remplir un rôle social qui répond à des normes objectives dont la principale est l’égalité - ce, en dépit des perceptions individualistes [10]. Cette idée d’égalité répond à des préceptes juridiques et moraux sans accents mathématiques qui pourraient se traduire par des jeux de redistribution des biens matériels et immatériels, - allant de « à chacun selon ses besoins » jusqu’à « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais point qu’il te fasse ». Ces orientations d’une réflexion demeurent alors concentrées sur un moyen de faire société sans porter atteinte aux individualités.

Il s’agirait alors de repérer au sein des modules du « droit à un environnement sain », les composants sur lesquels un ou plusieurs individus ou groupes d’individus sont susceptibles d’agir par eux-mêmes pour répondre à ses exigences [11], ce, tout en tenant compte des problématiques associées quant au « développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif » [12]. Comprises dans les orientations d’une innovation éco-sociale, les opérations de rénovation urbaine s’avèrent être pensées vers une plus grande convivialité, laquelle est un des moteurs principaux des améliorations de la qualité de vie, le bien-être de chacun s’appuyant autant sur la santé que sur l’épanouissement personnel [13], le bien-vivre impliquant en conséquence des relations de voisinage apaisées.

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À propos du droit à un environnement sain, bien des études ont été menées dans une approche globale insérée dans l’expression de « développement durable », jusqu’à combiner transition numérique et transition écologique. Ce modèle s’inscrit dans l’ordre juridique international tant le dispositif international protecteur de l’environnement s’est étendu ces dernières années, par exemple à propos des eaux douces, du milieu marin, de l’air et de l’atmosphère, du climat, de la faune et la flore et de la biodiversité... [14]. Parce que l’urbanisation devient un des paliers essentiels d’une vie en société [15] on y retrouve, entre autres, les questions relatives à la qualité de l’environnement urbain, à l’utilisation optimale des ressources, à la gestion durable du patrimoine bâti et des infrastructures, aux réseaux de service public, etc.

Car la finalité des droits de l’homme n’est pas figée sur la personne ; elle s’ouvre à la collectivité. Dès lors, il apparaîtrait nécessaire, pour des questions de santé et de socialité de se défaire du « culte croissant du matérialisme [qui] a sacrifié les valeurs des biens immatériels comme les satisfactions que procure l’environnement (la nature, la beauté, la culture, la sécurité, la convivialité) à chaque fois qu’ils étaient en conflit avec un bien matériel à valeur marchande. » [16] Plusieurs droits fondamentaux sont donc en jeu dans la perception du droit à un environnement sain : le droit à protection de la santé, à la sécurité sociale, à l’aide sociale, médicale et juridique, le droit à un logement (décent), le droit à l’épanouissement, le droit à l’instruction, à l’éducation, à l’information, le droit à la culture, etc. Ceci étant entendu dans le cadre de « la promotion et la protection de la morale et des valeurs traditionnelles... » [17].

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La perspective ici choisie d’une qualité de vie à constater ou à reconstruire induit un resserrement de la sphère de son appréhension par rapport à la nature, inévitablement « domestiquée » dans la ville comme par rapport à l’esthétique, indubitablement « fabriquée » dans l’espace urbain. Elle s’insère plus particulièrement dans le modèle des voisinages - plus que dans le schéma artificiel de la proximité. Cette orientation d’une contribution à une reconstruction de l’urbanité ne s’intéresse donc pas à la constitution des éco-quartiers, notant que ces derniers se situent généralement sur des friches, alors qu’ils pourraient être réalisés sur des sites déjà habités en termes de « restauration », de « réhabilitation » ou de « rénovation » [18]. Cependant, si l’on admet que « les individus doivent avoir la faculté d’organiser leur vie comme ils l’entendent, de poursuivre leur bonheur privé à l’abri des ingérences du pouvoir, fût-il démocratique », il faut retenir que les réglementations ont pour fonction « d’organiser la coexistence entre la liberté des uns et celle des autres.... » [19]. Or, si l’on tient compte d’un « droit à des conditions de vie satisfaisantes, dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être » ou encore « de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés, et de bénéficier de ce développement » [20], la dimension relationnelle est tout autre puisque ce droit s’inscrit dans le cadre des « droits de solidarité ».

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Dans ce schéma, en retenant l’impératif d’« écologiser la société » et de « sociologiser l’écologie » [21], il y a « une nouvelle posture à adopter, tant chez soi, dans son quartier, sa rue, que dans toutes les rencontres, colloques, conférences, forums, formations et tout ce que nous pouvons imaginer comme situation sociale. La diversité n’est productive que si la communication existe entre les présents. Quand on est convaincu que l’altérité est un avantage, on accueille d’emblée, on travaille aux liens. » [22].

L’un des enjeux est alors de remédier aux inégalités environnementales. Plusieurs modalités sont ainsi proposées pour tisser des liens entre les personnes, les familles, les quartiers et, par delà les questions principalement écologiques, dans les viles, les matériaux se transforment, se plient au besoin d’esthétique, se modulent dans l’espoir des rencontres et invitent aux rêves [23]. De même, dans les grands ensembles d’immeubles, la qualité de vie se comprend certes dans le souci de l’assainissement - de l’hygiène plus que de la propreté - révélé dans les actions de ramassage des déchets, mais elle s’entend aussi dans les actions collectives d’embellissement des horizons et de végétalisation des environs à l’image des jardins publics ou plus sûrement des jardins partagés [24], elle se réalise dans les animations sociales de rencontre autour de thématiques artistiques [25] et écologiques spécifiques (compostage, détection des nuisances, etc.).

Et pour « donner du sens à la ville », elle se love aussi dans l’art urbain [26], dans la forme et dans la couleur. Cette couleur ne se limite pas aux arbres et aux fleurs. Elle est aussi dans le décor. Elle crée des « marqueurs visuels », elle atteint les murs, les portes, les trottoirs… et parle aux citoyens, aux utilisateurs des biens communs, aux usagers des services publics, aux passants [27], aux habitants [28].

Dans la ville ou plus généralement dans la Cité, ce n’est pas à la notion de proximité qu’il faudrait faire appel, ou bien faudrait-il le faire en la dépouillant de la charge de ses composantes juridiques et politiques. La fonction de voisinage, qui pourrait dans un langage administratif se penser comme celle induite par la résidence dans un quartier ou dans un îlot, implique des effets de réciprocité et d’entraide qui décrivent le lien social, qui font la solidarité. Dès lors, elle n’oblige pas un contact direct aux objets saisis par le droit de l’environnement comme les lieux (forêt, montagne, plaine, savane), les cours d’eau, la flore et la faune, les évènements et phénomènes naturels puisque ces données sont celles d’une éducation à l’environnement (espaces naturels, paysages). Certes, l’éducation à l’environnement induit la connaissance des « relations complexes existant entre la sphère naturelle et la sphère anthropologique », mais elles sont « la plupart du temps opérationnalisées dans le triptyque environnement, économie, société » [29], - en excluant les thèses politiques et juridiques.

Toutefois, la notion de qualité de vie induit plus précisément une combinaison entre bien-être et bien-vivre individuels et bien-être et bien-vivre collectifs, vivre en commun, vivre en ensemble donc. Conçue à l’origine comme le fondement d’un droit à la santé qui ne relèverait que des droits civils mais qui détient inévitablement des prolongements dans la société en termes de santé publique (lutte contre les épidémies, protection contre le paludisme), cette notion s’est développée pour s’insérer dans le cadre des droits sociaux aux confins d’un droit à un épanouissement personnel et collectif. Cette extension est essentielle en ce qu’elle implique que la protection de la santé physique et mentale ne se limite pas à l’absence et à la prévention des maladies mais qu’elle suppose de bonnes conditions de vie personnelle et sociale. La démarche ne dépend donc plus seulement des institutions (État ou collectivités), elle repose aussi sur l’action des individus eux-mêmes, ce qui pourrait insinuer une idée de « responsabilisation des citoyens » [30] quant à la qualité de leur environnement, tandis que d’aucuns conviendraient que l’enjeu est de « conscientiser la population » ou de retracer « un devoir moral de la communauté ». La fonction des droits de l’homme n’est pas de s’inscrire dans un jeu individualiste, elle est indubitablement pensée dans un cadre collectif, commun. Elle n’a de sens que si tous en jouissent « également », que si chacun discerne son lien indéfectible avec cet ensemble, pour le bien commun, pour le bonheur commun.

Donc, en sus d’une adaptation à la ville - en dépit de la tendance générale à la métropolisation -, en toute conscience des territorialisations inhérentes aux structurations urbaines, le processus d’une participation de tous à la vie citadine, d’une association des habitants d’un quartier aux modalités d’un mieux vivre collectif, se comprend à travers les abords publics immédiats, dont les carrefours, les places, les rues sont le principal ensemble. Elle se joue aussi dans les cours, dans les ruelles, dans les allées. Or, ces espaces communs et ces espaces publics assurent des croisements et des rencontres. Il existe donc différentes facettes relatives à la perception des effets des modes de vie sur la santé des populations, sur la culture sociale, sur l’environnement immédiat - en relation avec la dégradation générale de l’état de la planète. Le souci du « droit des générations futures » en est un des moteurs. Cette stratégie empêche l’immobilisation et incite à une prise en considération des mouvements et des passages. Car, si l’on ne prend en considération que l’espace public, voire la rue, la mobilité intrinsèque des habitants dépend des « rythmes de vie qui se diversifient, au gré des attaches qui relient chaque habitant à une multiplicité de territoires : logement et voisinage, lieu de travail, mais aussi lieux de formation, des approvisionnements, des loisirs, des sociabilités, des origines familiales » [31]. L’individu est donc là bien pensé comme « acteur social ».

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Notes :

[1] V. « SUD – Douala repense l’Humain dans l’urbain » ; « SUD 2017-Focus sur l’Humain.

[2] D’où, ici, une retranscription partielle (et revisitée) de l’intervention orale.

[3] V. D. Bourg et K. Whiteside, Vers une démocratie écologique, Paris, Seuil, 2010.

[4] V. L. Sauvé, « Quels fondements pour une éducation écocitoyenne ? », in A. Dienner et al., Éducation au développement durable, De Boek sup, 2014, p. 119.

[5] V. L. Sauvé et I. Orellana , « Entre développement durable et vivir bien : repères pour un projet politico-pédagogique », Éthique publique, vol. 16, n° 1, 2014, (en ligne, consulté le 21 octobre 2017).

[6] V. A. Papaux, « De la nature au "milieu" : l’homme plongé dans l’environnement », RIEJ 2008, vol. 60, p. 29.

[7] V. J. Zask, « Questions environnementales et participation démocratique », Raison publique n° 8, avril 2008, p. 43.

[8] J.-M. Sauvé, ouverture du Cycle de conférences sur la citoyenneté, « Peut-on parler d’une crise de la citoyenneté ? », 18 oct. 2017.

[9] J. Zask, « Questions environnementales et participation démocratique », Raison publique n°8, avril 2008, p. 50.

[10] V. M. Conche, Le fondement de la morale, PUF, 2003, p. 91 et suiv.

[11] Ex. : recueillir les eaux de pluie, limiter les nuisances sonores, ne pas jeter de déchets hors les containers prévus, respecter les règles de recyclage, etc.

[12] Const. Rep. Cameroun, art. 55.

[13] Charte africaine des droits de l’homme, art. 16 §1 : « Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit capable d’atteindre ».

[14] V. J.-M. Arbour et al., « Le droit international de l’environnement : 2015-2016 ou les jours fastes avant l’arrivée du cyclope », RJE 2017, p. 525.

[15] En dépit de explosion démographique et des risques sociaux, v. M. Davis, Le pire des mondes possibles, La Découverte, 2006.

[16] M. Legendre, « Environnement et santé », Santé Publique 2003/3, p. 292. Elle poursuit : « Par exemple, la pureté de l’air et de l’eau, l’intégrité biologique de la nourriture, le silence, les espaces verts sont ainsi sacrifiés à la recherche exclusive de l’argent ; la politique européenne des transports a poussé à l’hypertrophie du transport routier parce qu’elle a considéré comme sans valeur économique les avantages du rail en matière de sécurité de circulation et d’absence de pollution ; et l’affaire de la vache folle montre le danger d’avoir sacrifié la santé au profit ».

[17] Charte africaine des droits de l’homme, art. 17§3.

[18] Ce qui implique : amélioration des systèmes de distribution d’eau, de recyclage des déchets, d’économie d’énergie, d’isolation des lieux d’habitation, etc.

[19] D. Lochak, Les droits de l’homme, La Découverte, coll. Repères, 2009, p. 128.

[20] Conférences ONU citées par D. Lochak, id.

[21] V. C. Arnsperger, D. Bourg, Écologie intégrale. Pour une société permacirculaire, PUF, 2017.

[22] R. Gérard, « Éducation à l’environnement vers un développement durable. Réseau et mouvement », Le sociographe 2009, n° 29, p. 30.

[23] V. S. Kodjo-Grandvaux, « Salon urbain de Douala : quand la poésie et l’art transfigurent la ville », Le Monde 14 déc. 2017.

[24] Voire encore des « jardins sonores ».

[25] Ateliers dans les écoles, animations théâtrales des maisons de quartier, voire sur l’espace public des ateliers de peinture de rue. V. aussi, par ex., J. Frot, « L’action artistique, outil de lien social », VTS 2007, n° 93, p. 42.

[26] V. « SUD : la ville de Douala s’embellit de 15 œuvres d’art ».

[27] Les tags peuvent ainsi transformer des lieux en des passages touristiques ; v. AFP, 9 nov. 2017, « Des tagueurs seront indemnisés par le promoteur qui a détruit leurs œuvres » (« L’affaire, qui oppose les artistes au propriétaire immobilier du site de 5Pointz Jerry Wolkoff, a été débattue trois semaines durant lors d’un procès à Brooklyn. Pendant près de vingt ans, la famille Wolkoff a convié les graffeurs à venir démontrer leurs talents sur les murs de cette usine abandonnée du quartier du Queens, au point d’en faire un lieu touristique attirant artistes et visiteurs du monde entier. Jusqu’à sa démolition, le site attirait familles et enseignants, contribuant à réduire la criminalité dans ce quartier de Long Island City, a fait valoir Eric Baum, un avocat des artistes »).

[28] Par ex., à Paris, au sein de quelques ensembles de logements sociaux, des artistes plasticiens (Vincent Parisot, Catie de Balmann, Zabou Carrière et Eric Maillet) ont imaginé « des lignes de couleur » pour relier relient les cages d’escalier et « retisser des liens entre locataires ». Ces œuvres ont été réalisées avec des locataires de HLM dans le cadre de l’opération « Art contemporain et logement social » qui a pour objectif de « sortir la création artistique de ses lieux institués et favoriser le lien social » (v. J.D., « Paris : de l’art contemporain au pied des HLM du XIe », Le Parisien 6 novembre 2017).

[29] Ces deux expressions sont tirées de : A. Jeziorski et A. Ludwig-Legardez, « Éducation au développement durable : la difficulté de concevoir une action éducative interdisciplinaire », communication au colloque international francophone, Le développement durable : débats et controverses, des 15 et 16 décembre 2011, Univ. Blaise Pascal, Clermont-Ferrand.

[30] V. cependant, G. Koubi, « Quelle « responsabilisation » pour les usagers du service public ? » JCP A 2015, n° 43, oct., Ét. 2309.

[31] V. Feussi, « Migrance, langues et spatialisation urbaine à Douala - Cameroun », Cahiers internationaux de sociolinguistique, n°. 1, 2011, p. 21 (citant Y. Grafmeyer, « Le quartier des sociologues », in J.-Y. Authier et al (dir.), Le quartier : enjeux scientifiques, actions politiques et pratiques sociales, La Découverte, 2006, p. 27).

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La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

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