Élections au Brésil. Élections présidentielles… Premier tour le 7 octobre 2018. (-I)

Le 9 août 2018, par Geneviève Koubi,

L’année 2018 en Amérique latine est fertile en élections : Costa Rica (législatives et présidentielle), Salvador (législatives), Colombie (législatives et présidentielle), Cuba (législatives puis élection du Président du conseil des ministres), Paraguay (législatives et présidentielle) , Mexique (provinciales, législatives et présidentielle) et… Brésil.

Élections au Brésil, donc. [1].

+ + +

Le Brésil connaît des temps mouvementés alors que la campagne électorale pour les élections présidentielles commence officiellement en ce mois d’août. Elle sera courte puisque, pour le premier tour, le vote se réalisera le 7 octobre 2018 [2]. L’article 77 de la Constitution de la République fédérative du Brésil de 1988 prévoit que ces élections se tiennent pour un premier tour le premier dimanche d’octobre et pour un second tour (quasiment systématique) le dernier dimanche du même mois [3]. Le mandat présidentiel ne débute pas immédiatement après la proclamation des résultats, l’investiture de l’élu se réalise officiellement au 1er janvier (2019, en l’occurrence).

La campagne a déjà été lancée. Les conventions nationales des nombreux et différents partis politiques brésiliens ont eu lieu du 3 au 5 août 2018. Le 6 août était la date limite du dépôt des candidatures pour les élections générales d’octobre : président, gouverneurs, députés et 27 sénateurs (un tiers du Sénat). Ces conventions organisées par les partis politiques ont pour objet principal de désigner formellement les candidats aux élections. Le Partido dos Trabalhadores (Parti des travailleurs, PT) a désigné Luiz Inacio Lula da Silva - incarcéré à la prison de Curitiba - comme étant son candidat à l’élection présidentielle. La candidature déposée au 15 août 2018 devra être validée, au plus tard le 17 septembre 2018 par le Tribunal superior electoral lequel décidera alors d’autoriser ou de ne pas autoriser le Parti des travailleurs à le présenter...

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Le contexte politique est particulièrement ébranlé. Dilma Vana Roussef, présidente du Brésil de janvier 2011 à août 2016, a été destituée de manière abjecte par le Sénat (le 31 août 2016) [4] ; c’est son vice-président (dit ’colistier’ lors des candidatures à l’élection) Michel Temer, du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), qui assure alors la présidence jusqu’à la fin du mandat, le 31 décembre 2018. Président du Brésil de 2003 à 2010, Luiz Inacio Lula da Silva, condamné pour corruption le 7 avril 2018, est en prison [5]. Le contexte économique est tout autant déstabilisé [6]...

Une orientation politique résolument néolibérale, « au service du secteur privé » [7], a été menée depuis la destitution de la présidente Dilma Roussef en 2016, à la suite d’un « coup d’État institutionnel », d’un « coup d’État à l’apparence d’un processus légal » [8] initié par Michel Temer [9]. Ce modèle implique bien des réformes impopulaires mais souhaitées par les investisseurs et entrepreneurs (refonte du droit des travailleurs, réaménagement des retraites, facilitation de l’achat de terres par des groupes étrangers [10], allègement des amendes pour atteintes à l’environnement, réformes dans l’éducation, coupes dans le budget de la santé contrariant l’accès aux soins, remise en cause de la protection sociale, etc.).

Entre jouissance des nantis et désespérance des démunis, ces positions autoritaires ont contribué à une intensification des violences verbales et physiques dans les sphères politiques [11] - et sociales, l’austérité prônée au détriment des besoins collectifs intensifiant les inégalités et accentuant les affres de la pauvreté.

,

Les étapes de ces élections resteront marquées par une figure clé : celle de Lula da Silva. Car, « malgré sa détention, Lula conserve un capital considérable » [12].

Des initiatives pour la libération de Luiz Inacio Lula da Silva se sont succédé, politiques, syndicales [13], processuelles, revendicatives, pétitionnaires (brésiliennes, latino-américaines, internationales, européennes [14]), festives (à l’exemple du festival « Lula Livre » à Rio de Janeiro le 28 juillet [15]), médiatiques, épistolaires ou associatives [16].

Bien qu’il ait été réglementairement désigné comme le candidat du Partido dos Trabalhadores (Parti des travailleurs) le 4 août 2018 [17], son absence aux élections qui se tiennent au Brésil en octobre 2018 risque bien d’être actée. Il serait alors fait application de la Lei complementar nº. 135/2010 du 4 juin 2010 (dite « lei da Ficha Limpa ») qui prévoit l’inéligibilité durant 8 années des personnes condamnées pour certaines infractions : corruption électorale, achat de votes, malversations de deniers publics, détournements de fonds publics [18]. Cette loi, votée à l’unanimité par le Parlement en mai 2010 [19], a été déclarée conforme à la constitution brésilienne par le Supremo Tribunal Federal dans une décision du 16 février 2012, en dépit de la rétroactivité de certaines de ses dispositions (applicables pour des faits antérieurs à la promulgation de la loi) [20].

Il est toutefois nécessaire de souligner « la vitesse avec laquelle est allée la justice dans ce dossier, notamment au niveau de la cour d’appel. En temps normal, il faut trois ans pour qu’une affaire soit rejugée au Brésil. Dans le cas de Lula, il a fallu seulement 9 mois. Tout se passe comme si l’on avait voulu le condamner au plus vite pour faire jouer cette loi. Il semble qu’il y ait dans ce cas une volonté politique des juges d’agir sur le processus électoral et empêcher Lula d’être présidentiable » [21]. Si la candidature de Lula était rejetée le 15 août, la « stratégie générale de l’élite brésilienne pour empêcher Lula de se présenter aux élections 2018 » [22], avec ce soutien incongru des institutions judiciaires, aurait alors pleinement abouti.

Pendant ce temps, Lula est en tête des sondages d’intention de vote, même en prison [23]. Au début du mois de juillet 2018, le micmac quant à sa libération, décidée par un juge et retoquée dans la foulée par un autre juge [24] a montré la détermination de la classe bourgeoise détentrice du savoir et des richesses [25]. Ces péripéties sont aussi dues à « la judiciarisation de la politique brésilienne (qui) a créé une situation critique. Elle perturbe, affecte, et finalement attaque gravement le fonctionnement des institutions et l’expression de la volonté populaire. La conséquence de cette impasse est de distorsionner la démocratie et la confiance des citoyens. » [26] Elles ont alors accentué dans certaines strates de la population en passe de se constituer en classes moyennes [27] sous la présidence de Lula, et désormais en voie de paupérisation puisque des plus ciblées par les réformes néo-libérales, le doute quant à la qualité démocratique des pouvoirs publics et la suspicion à l’égard des juges. Car, parmi les problèmes de l’application de la loi qui peuvent être soulevés au Brésil, peur être citée « la facilité avec laquelle les membres de la magistrature et du parquet s’inclinent devant le pouvoir politique et économique, sans oublier que le pouvoir politique est le seul qui décide la composition de nos plus hautes cours de justice, même ou principalement du Suprême Tribunal Fédéral et du Supérieur Tribunal de Justice, qui sont le sommet du Pouvoir judiciaire au Brésil. » [28] Cependant, outre l’interrogation sur les faits imputés, les interprétations de la Lei da Ficha Limpa (Lei Complementar nº 135/2010) divergent...

Malgré son incarcération, l’ex-président Lula est bel et bien « le » candidat du Partido dos Trabalhadores à l’élection présidentielle - avec pour colistier Fernando Haddad, avocat [29], ancien ministre de l’éducation de Lula, ancien maire de Sao Paulo. Sa candidature doit encore être validée pour qu’il puisse participer à la campagne électorale. Le sera-t-elle ? Les prédictions penchent vers la négative. La position du Partido dos Trabalhadores deviendrait difficile. Même si Lula a été désigné candidat, s’il se voit déclaré inéligible, le PT a quand même envisagé être présent lors de ces élections [30]...

Toutefois, « le Brésil (reste) en quête d’un avenir politique » [31]… L’élection présidentielle brésilienne d’octobre 2018 est ainsi estimée comme « la plus incertaine qu’ait connue le Brésil depuis la fin de la dictature militaire, en 1984. » [32]

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Chaque parti doit enregistrer auprès du Tribunal Supremo Eleitoral un candidat à la présidence et son colistier [33], leurs candidats à la députation, un ou deux candidats pour les sièges au Sénat concernés, un candidat et un colistier pour le poste de gouverneur dans chaque État fédéré, puisque ces élections se tiennent en même temps, - mais le modèle ’un candidat et un colistier’ est le même pour les municipalités [34].

L’observatoire "Politique de l’Amérique latine et des Caraïbes" (CERI, Sciences po) s’intéresse évidemment à ces élections et donnera la liste générale des candidats telle qu’arrêtée officiellement par le Tribunal Supremo Eleitoral.

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- A l’issue de leur propre convention, outre le Partido dos Trabalhadores (PT), les principaux partis ont désigné leurs candidats à la présidence de la République fédérative du Brésil :

(Partido da Social Democracia Brasileira (Parti de la Social-démocratie brésilienne, PSDB), centre-droit) Geraldo Alckmin, gouverneur de l’État de Sao Paulo depuis 2011, dit « candidat des marchés » – colisitier : Ana Amélia Lemos, sénatrice, Partido Progressista (Parti progressiste) …

(Partido Democrático Trabalhista, (Parti démocratique travailliste, PDT), dit de centre gauche) Ciro Gomes, originaire du Nordeste, ex-député du Ceará (2007-2010) et maire de Fortaleza, ancien ministre des finances de Fernando Henrique Cardoso (PSDB) en 1994 et ancien ministre de l’intégration dans le gouvernement de Lula de 2003 à 2006 – colistier : Kátia Abreu, sénatrice, ancienne ministre de l’agriculture de Dilma Roussef ...

(Movimento Democrático Brasileiro (Mouvement Démocratique Brésilien, MDB), parti de l’actuel Président Michel Temer, fomentateur du « coup d’état institutionnel » à l’encontre de Dilma Roussef en août 2016, qui a renoncé à être candidat à la présidentielle) Henrique Meirelles, président de la Banque centrale du Brésil sous le gouvernement de Lula, ex-président de la BankBoston Mondiale, ancien banquier (Lazard, Fleet Financial Group...), ministre des finances de Michel Temer de septembre 2016 à avril 2018 – colistier : Germano Rigotto, ex-gouverneur de l’État de Rio Grande do Sul …

(Rede sustentabilidade, centre-gauche) Marina Silva, évangéliste, écologiste, originaire de l’État amazonien d’Acre, ex-sénatrice, ancienne ministre de l’environnement de Lula, ayant obtenu 20 % des voix lors du précédent scrutin présidentiel – colistier : Eduardo Jorge du Parti Vert (PV), ex-député, ancien conseiller municipal chargé de l’environnement de Sao Paulo

(Partido Socialismo e Liberdade ([Parti Socialisme et Liberté, PSOL), parti de Marielle Franco, députée, militante des droits de l’homme assassinée à Rio de Janeiro le 14 mars 2018 [35]) Guillerme Boulos, ancien dirigeant du Movimento dos Trabalhadores Sem Teto (Mouvement des travailleurs sans-toit, MTST) [36] – colistier : Sônia Bone Guajajara, originaire de l’État du Maranhão, membre de la coordination exécutive de l’Articulaçao dos Povos Indigenas do Brasil (Articulation des Peuples indigènes du Brésil, APIB) [37].

(Parti communiste du Brésil, PcdoB) Manuela d’Avila, députée de l’État de Rio Grande do Sul [38] – colistier : Adilson Araújo, syndicaliste président de la Central dos Trabalhadores e Trabalhadoras do Brasil (CTB) ...

(Partido Social Liberal, (Parti Social Libéral, PSL), extrême-droite) Jair Bolsonaro, député, ancien capitaine d’artillerie, originaire de la ville de Campinas, dans l’État de Sao Paulo [39], nostalgique de l’époque de la dictature militaire – colistier (avec moult difficultés…) : Antonio Hamilton Mourặo, venu du Partido renovador trabalhista brasileiro (Parti rénovateur travailliste brésilien, PRTB), général de réserve...

Partido ’Podemos’ (PODE), ancien Partido Trabalhista Nacional (PTN) [40] : Álvaro Dias, sénateur [41], – colistier, Paulo Rabello de Castro, économiste, ex-president de la Banque nationale de développement économique et social (Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social, BNDES) venu du Partido Social Cristão (PSC) ...

Partido Novo : João Almoedo, banquier, ancien vice-président de Unibanco, ancien membre du conseil d’administration de Itaú-BBA, membre du conseil d’administration de la multinationale João Fortes Engenharia S/A [42] - colistier, Christian Lohbauer, professeur de sciences politiques à l’université de Sao Paulo ...

Partido Socialista dos Trabalhadores Unificado (Parti socialiste des travailleurs unifié, PSTU) : Vera Lúcia, originaire du Sergipe (Aracaju), militante syndicale [43] – colistier, Hertz Dias, professeur, fondateur du mouvement Quilombo Urbano do Maranhão ...

Partido Democracia Cristã (DC) : José Maria Eymael, avocat, ex-deputé [44] – colistier, Helvio Costa, pasteur de l’Assemblée de Dieu ...

Partido Patriota : Cabo Daciolo, leader de la grève des pompiers en 2011 à Rio de Janeiro [45]. - colistier, Suelene Balduino Nascimento, éducatrice ...

Partido Pátria Livre (Parti Patrie Libre, PPL) : João Vicente Goulart Filho, député de Rio Grande do Sul (fils de l’ex-président João Goulart - 1961 à 1964 - dont le mandat fut donc interrompu par la dictature), ex-député [46] – colistier, Léo Alves, professeur à l’université catholique de Brasilia …

+

Ce, en attendant de connaître la liste officielle (par le TSE) des candidats et les éventuelles substitutions qui pourraient encore intervenir.

...

En sus, par-delà l’importance que revêt la télévision dans le déroulement de la campagne électorale [47] comme dans la livraison des informations politiques [48], la crainte d’une manipulation des électeurs via les réseaux sociaux n’est pas infondée.… Ce d’autant plus qu’au Brésil, le vote est obligatoire – jusqu’à 70 ans.

...

...

à suivre...

Notes :

[1] Une présentation succincte du système juridique du Brésil est consultable sur le portail d’information de la Société de législation comparée : Brésil. De son côté, la revue Brésil(s) propose des analyses sur diverses thématiques, mais rarement en sciences juridiques. La présente réflexion est un prélude à une étude devant être menée sur le terrain au mois d’octobre à l’aide de documents de langue portugaise-brésilienne. Ici, outre les sources journalistiques classiques tirées des articles sur lemonde.fr, lefigaro.fr, lesechos.fr, courrierinternational.com, etc., ou des dépêches sur afp.com, reuters.com, france24.com, etc., celles présentées le sont pour une appréhension de la situation évoquée en langue française. Pluralisme aidant, elles retiennent de nombreux liens relevant de divers sites web en langue française - avec le risque que, pour certains de ces sites, cela soit en connaissance de cause.

[2] V. sur le site du Tribunal superior electoral (en portugais) : « Normas e documentações - Eleições 2018 ».

[3] Cf. Constitution de la République fédérative du Brésil de 1988 (réf. 2005), art.77 : « A eleição do Presidente e do Vice-Presidente da República realizar-se-á, simultaneamente, no primeiro domingo de outubro, em primeiro turno, e no último domingo de outubro, em segundo turno, se houver, do ano anterior ao do término do mandato presidencial vigente. / § 1º - A eleição do Presidente da República importará a do Vice-Presidente com ele registrado. / § 2º - Será considerado eleito Presidente o candidato que, registrado por partido político, obtiver a maioria absoluta de votos, não computados os em branco e os nulos. / § 3º - Se nenhum candidato alcançar maioria absoluta na primeira votação, far-se-á nova eleição em até vinte dias após a proclamação do resultado, concorrendo os dois candidatos mais votados e considerando-se eleito aquele que obtiver a maioria dos votos válidos. / § 4º - Se, antes de realizado o segundo turno, ocorrer morte, desistência ou impedimento legal de candidato, convocar-se-á, dentre os remanescentes, o de maior votação. / § 5º - Se, na hipótese dos parágrafos anteriores, remanescer, em segundo lugar, mais de um candidato com a mesma votação, qualificar-se-á o mais idoso. »

[4] V. Marilza de Melo Foucher, « Le Brésil : un pays à la dérive juridique ? », (25 avr. 2016).

[5] V. Renan Quinalha, « L’érosion de l’État de droit au Brésil : de l’impeachment de Dilma à l’emprisonnement de Lula », Brésil(s), hors-série n° 1, 2018, mis en ligne le 16 juill. 2018, URL : http://journals.openedition.org/bresils/2608.

[6] V. Lauro Mattei, « Les conséquences socio-économiques du coup d’État parlementaire au Brésil », Brésil(s), hors-série n° 1, 2018, mis en ligne le 16 juill. 2018, URL : http://journals.openedition.org/bresils/2890.

[7] V. Charlotte Dafol, « Brésil - Temer : le bilan qui s’annonce », agoravox.fr, 17 janv. 2018.

[8] V. Timothée de Rauglaudre, « Au Brésil, un coup d’État de velours », (9 mai 2016).

[9] Il fut pourtant le premier président brésilien en exercice mis en accusation ... pour corruption ! mais sauvé par sa majorité.

[10] Conséquence de la loi (provisoire) de régularisation des appropriations illégales des terres en Amazonie : « lei da MP 759/2016 ».

[11] V. Anne Vigna, « Retour de la violence politique au Brésil », Le Monde diplo mai 2018.

[12] Interview de Gaspard Estrada, par Julien Licourt, lefigaro.fr 7 août 2018.

[13] Ex. « Brésil : la CSI (Confédération syndicale internationale) appelle à soutenir l’ex-président Lula », 24 janv. 2018).

[14] Notant que la pétition signée par d’anciens dirigeants et responsables politiques socialistes européens (dont l’ex-président français Hollande, l’ancien président du gouvernement espagnol Zapatero ou encore l’ancien premier ministre belge Di Rupo) qui, en appelant à la libération de prison de Lula Da Silva, avait contrarié le Brésil : V. Adrian Filoche, « Une pétition réclamant la libération de Lula fait bouillir le Brésil », lepetitjournal.com, 18 mai 2018.

[15] ... avec une programmation musicale inédite : Ana Cañas, Beth Carvalho, Noca da Portela, Nelson Sargento, MC Carol e Renegado, Chico Buarque, Gilberto Gil, Jards Macalé, Chico César e Odair José… V. « Festival Lula Livre reúne no Rio gerações e estilos musicais em defesa da democracia », (27 juill. 2018).

[16] Ainsi, l’association France-Amérique latine a émis, le 3 août 2018, un communiqué en solidarité avec les militants des Mouvements sociaux brésiliens (notamment, ceux du mouvement des "sans-terre" qui ont entamé une grève de la faim dès le 31 juillet 2018 : « Avec eux, nous demandons à la Présidente du Tribunal Fédéral, Madame la Ministre Carmen Lucia, d’examiner les recours pour la libération de l’ex-Président Lula, emprisonné injustement et de manière anti-constitutionnelle ».

[17] V. « Au Brésil, Lula investi candidat à la présidentielle depuis le fond de sa cellule », (5 août 2018).

[18] V. Thayná Silva Campos, Elaine Cristina Costa, « Aspectos constitucionais da Lei Complementar nº 135/2010 », févr. 2015 ; Glauco Felipe Araújo Garcia, « A Lei Complementar nº 135/2010 no contexto nacional brasileiro, avr. 2013.

[19] V. J.-P. Langelier, « Opération "fiches propres" au Brésil », lemonde.fr 26 mai 2010.

[20] V. « Da irretroatividade parcial da Lei da Ficha Limpa (Lei Complementar nº 135/2010)->https://www.impetus.com.br/artigo/1014/da-irretroatividade-parcial-da-lei-da-ficha-limpa-lei-complementar-n-1352010] », 4 de Setembro de 2017 (Marcos Ramayana e Amilton Augusto Kufa).

[21] Gaspard Estrada, Interview précitée », lefigaro.fr 7 août 2018. V. aussi, l’appel lancé par la présidente du groupe d’amitié France-Brésil du Sénat : « Le simulacre de procès qui lui a été fait, a également révélé la partialité d’une partie du Ministère Public et du pouvoir judiciaire brésilien. Celui-ci s’est déroulé avec l’appui des grands médias et d’une partie de l’armée, qui en a profité pour s’immiscer dans les affaires politiques et judiciaires en cours... ».

[22] V. Stéven C., « L’incarcération de Lula et la lutte des classes au Brésil », (8 mai 2018) ; Baptiste Albertone et Anne-Dominique Correa, « Brésil : la démocratie contre le peuple ? », (18 juill. 2018).

[23] V. « Lula reste en tête des sondages », (11 juin 2018).

[24] V. Ivan du Roy, « Affaire de la non-libération de Lula : quand des magistrats ne respectent même plus la loi », bastamag, 9 juill. 2018 et repris sur autresbrésilsnet, de même intitulé ».

[25] V. Laurent Delcourt, « Mouvement anticorruption ou coup d’État déguisé ? Printemps trompeur au Brésil », Le Monde diplo mai 2016.

[26] (entretien) Jean-Jacques Kourliandsky, in Folha de Sao Paulo, ici traduit sur le site de la Fondation Jean Jaurès : « Le Brésil est-il encore un État de droit après la condamnation de Lula ? », (25 janv. 2018).

[27] Cette terminologie n’est peut-être pas la plus pertinente, v. Christophe Brochier, Carolina Pulici, « L’étude des classes sociales et des rapports de classe au Brésil », Brésil(s), n° 8, 2015, p. 7-16 (introduction au dossier "Classes sociales et rapports de classes") ; v. aussi, Antonio Sérgio Alfredo Guimarães, « Classes sociales, races et nation au Brésil », Brésil(s) n° 13, 2018, en ligne 31 mai 2018, URL : http://journals.openedition.org/bresils/2453.

[28] Hugo Nigro Mazzilli, « Notes sur le système juridique brésilien et la common law », Revista dos Tribunais, 917/239, março 2012, São Paulo.

[29] Entré dans l’équipe des avocats de Lula afin d’être autorisé à lui rendre visite en prison.

[30] V. Jean-Mathieu Albertini, « Brésil : Lula désigné candidat depuis sa prison, mais le PT réfléchit à un "plan B" », Mediapart (abonn), 5 août 2018.

[31] Arnaud Jouve, sur rfi.fr, 22 juill. 2018.

[32] V. Andy Robinson, « Brasil busca al candidato inexistente, (2 avr. 2018).

[33] V. « Au Brésil, candidats cherchent futurs vice-présidents désespérément », (28 juill. 2018) : « Si les présidents brésiliens Fernando Henrique Cardoso (1995-2002) et Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) ont connu des mandats sans accroc, quatre de leurs prédécesseurs avaient laissé la place à leur vice-président, notamment à la suite d’un drame ou d’une crise politique. Ainsi, en 1954, quand Getulio Vargas se suicida, il fut remplacé par son second, Café Filho. En 1992, le vice-président Itamar Franco remplaça Fernando Collor, écarté du pouvoir par l’ouverture d’une procédure de destitution pour corruption. »

[34] V. sur le site du Tribunal Supremo Eleitoral : « Registro de candidatos.

[35] V. Jean-Jacques Kourliandsky, « Brésil, assassinat d’un conseiller municipal, femme, noire, de gauche », IRIS - Analyses, 16 mars 2018.

[36] V. « Brésil-Débat. Réflexions critiques à propos de l’orientation explicitée par Guilherme Boulos », A l’encontre, 17 janv. 2018.

[37] V. Bernard Comoli, « Brésil : Une Indigène candidate à la Vice-présidence de la République », blog (Tribune de Genève), 31 mai 2018 ; v. par ailleurs, Maria Emília Coelho (entretien avec) « Sônia Guajajara, Leader indigène, Brésil : "Il est temps de se lever, pour l’affrontement" », Carta Capital, 21 févr. 2014 - trad. A. de Araujo (sur le site raoni.com).

[38] V.« Nous avons la possibilité réelle de gagner la présidence de la République pour la cinquième fois », Propos recueillis par Christophe Ventura, Mémoire des luttes, 24 mai 2018.

[39] V. Franck Sadaca, « Les enjeux de l’élection brésilienne d’octobre 2018 » (blog, 6 févr. 2018) ; Benjamin Rojtman-Guiraud, « Jair Bolsonaro, l’extrême droite à la conquête du Brésil » The Conversation (25 avr. 2018) ; Michel Leclercq, « Le Brésil en proie à la tentation autoritaire », lefigaro.fr (30 juill. 2018).

[40] V. Mandela Alcântara, « PTN muda de nome a passa a se chamar Podemos », metropoles.com 22 nov. 2016).

[41] V. « Álvaro Dias é oficializado candidato à Presidência pelo Podemos » ; « Podemos confirma Alvaro Dias para disputa da Presidência ; candidato defende ’refundar a República’.

[42] V. « Partido Novo confirma João Amoêdo como candidato a presidente » ; « Partido Novo confirma João Amoêdo como candidato à Presidência da República ».

[43] V. « PSTU lança Vera Lúcia como candidata a presidente ».

[44] V. « DC confirma candidatura de José Maria Eymael à eleição presidencial ».

[45] V. « Partido Patriota escolhe deputado Cabo Daciolo para disputar a Presidência », (4 août 2018).

[46] V. « PPL lança João Goulart Filho candidato a presidente ».

[47] Pour une illustration, v. « Premier débat présidentiel au Brésil, sans Lula » (9 août 2018) : « Au total, 13 candidats ont été désignés officiellement par leurs partis lors des conventions qui ont eu lieu jusqu’à la fin de semaine dernière. Mais seuls huit d’entre eux participeront au débat télévisé de jeudi, à Sao Paulo. Quatre ont été exclus pour être trop peu représentatifs, leurs partis disposant de moins de 5 parlementaires au Congrès ».

[48] V. Stéphane Monclaire, « Qui vote et comment, au Brésil ? (1989-2004) », Cahiers des Amériques latines 2004, n° 45, p. 123-146 : « … dans les trois ou quatre journaux diffusés quotidiennement par chacune des grandes chaînes, la vie politique nationale est rarement présentée de façon impartiale. Non seulement, les rédactions consacrent plus de temps d’antenne au (x) candidat (s) ayant la préférence du propriétaire de la chaîne ; mais ce qu’elles disent de lui et montrent de lui est plutôt avantageux, tandis qu’elles sont plus critiques à l’encontre de ses adversaires. ».

Droit cri-TIC ou Droit cri TIC

Cri TIC, cri-TIC en Droit. Cri-TIC de droit : critique du droit, droit de la critique, droit à la critique, droit critique.

La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

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10 août 2018
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