Naïvetés. La "diversité" malgré soi... Une mise au point.

Le 30 janvier 2009, par Geneviève Koubi,

Des mises au point "naïves" semblent parfois nécessaires...

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Les questions posées à Droit criTIC deviennent de plus en plus indiscrètes voire malvenues. Elles ne correspondent guère à la ligne adoptée par le site qui se refuse à faire du pronom personnel "je" le principal acteur. Le principe de fonctionnement retenu pour ce site est, comme annoncé dans l’introduction et quelque peu précisé dans la rubrique Cri-TIC de droit, d’ouvrir des pistes de réflexion, d’inviter à engager un débat d’idées par delà les sphères des sites web ou blogs, de susciter des échanges de vues ou d’alimenter la controverse consubstantielle à la recherche, de faire état de questionnements critiques et non polémiques, de présenter des informations sur les activités scientifiques, etc. C’est donc dans un souci de transparence que le nom de l’auteur (ou des auteurs) des billets qui y sont postés est signalé.

Les questions et observations qui me conduisent à cette mise au point, ont été envoyées par le biais de ce site. Elles sont de divers ordres ; mais certaines d’entre elles interpellent à propos de la signalisation des dérives inhérentes à une saisie juridique de la notion de diversité... Répondre à ces questions insidieuses s’imposait-il ? La situation qu’elles révèlent n’est pas isolée ; nombreuses sont les personnes qui doivent faire face aux présupposés ou préjugés qu’elles draînent. Toutefois, la généralisation des cas particuliers est souvent malencontreuse. Elle dévie vers des modes de catégorisations sociales déstabilisants pour les quelques personnes qui s’y trouveraient soudain enfermées... malgré elles. Il apparait alors nécessaire de procéder à une clarification quant aux stigmatisations que de telles interjections soulignent...

Pour ce faire, je dois marquer un temps en usant de ce pronom personnel [1]. S’agit-il de dire que je ne dispose pas de ce statut social et professionnel — aujourd’hui en déperdition [2]— qui focalise trop souvent l’attention, grâce ou à cause de... quelques étiquettes qui reposent sur des succédanés de données "personnelles" que certains des messages reçus voudraient m’attribuer, flirtant parfois allégrement avec les relents de la notion de "discrimination" ?

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Une fois pour toutes, outre les parcours effectués, entre études agrémentées de petits boulots et candidatures diversifiées à quelques concours, persévérance et combativité aidant, ce n’est pas, entre autres qualificatifs qui m’ont été plaqués dans ces messages, parce que j’ai été je suis ou je serais ( ?)...

1.) une "femme",

d’origine ou d’appartenance... 2.) "musulmane", ou 3.) "juive", ou 4.) "chinoise" (sic !?), ou 5.) "maghrébine" [3],

6.) "de gauche", ou 7.) "marxiste", ou, plus encore, 8.) "gauchiste",

mais, sans doute, 9.) "fichée",

... que je me trouve maintenant au milieu [4] de cette trajectoire professionnelle [5] !

Indépendamment du fait que ces qualités qui me sont données sont fausses et non fondées [6], il faudrait signaler que, de mon temps, même imparfait dans son application, le principe d’égalité, sans y adjoindre l’expression délabrée "des chances", disposait d’un sens ; les notions d’impartialité comme, sur le plan scientifique, d’objectivité [7] pouvaient encore être exposées.

Par ailleurs, les diverses formes de désignation qui ont pu m’être attachées, parfois largement insinuantes, parce qu’elles ont récemment fonctionné comme ’alibi’ en certains cas pour les autres [8], ont constitué, pour engager les parcours et pour poursuivre le chemin commencé, un "handicap"...

Point final.

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Notes :

[1] En quelque sorte aussi, afin que nulle projection pseudo-identificatoire puisse être opérée et que nul ne se sente particulièrement visé...

[2] ...puisque, le statut de Professeur des Universités n’est plus vraiment pensé en termes de ’service public’ c’est-à-dire en fonction des activités qui m’y ont conduite, enseignement et recherches conjugués ensemble, — et pour ce qui me concerne, au vu des qualificatifs dont ces messages “questionnants” m’affublent, faudrait-il ajouter « qui plus est en "Droit" » !!?

[3] Ce pointage de la consonnance du nom révèle tant de choses quant à ceux qui ont osé écrire ces modes de designation !!!

[4] L’âge de la "retraite" reculant de plus en plus, faudrait-il penser que ce serait à peine au "tiers" ?

[5] ... ne serait-ce donc qu’au vu du temps d’une carrière effectuée dans un cheminement ardu tissant des liens avec diverses universités de province et en région parisienne...

[6] .... sauf la première !

[7] ... tout aussi illusoire peut-elle être...

[8] ... notamment pour justifier des rejets ou refus...

Droit cri-TIC ou Droit cri TIC

Cri TIC, cri-TIC en Droit. Cri-TIC de droit : critique du droit, droit de la critique, droit à la critique, droit critique.

La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

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4 mars 2009
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