Citer les sources ! Oubli, plagiat et autoplagiat. A partir des incivilités et inconduites en recherche...

Le 26 septembre 2010, par Geneviève Koubi,

….. Réussir. Tel est le but des études universitaires sans même que la question de la qualité du diplôme obtenu soit présentée en première ligne. ….. Produire. Tel est le maître mot d’une activité de recherche qui s’évalue à l’aune de la quantité. La règle à laquelle devrait obéir tout chercheur se mesure dans les énumérations ; aligner les titres des ouvrages et des articles publiés pour remplir des listes préformatées en Excel sans excellence, tel est l’objectif des chercheurs d’un nouveau type sous l’égide de la RGPP [1].

….. Les exigences de la recherche universitaire se décomposent progressivement ; l’originalité de la réflexion et l’innovation du questionnement ne seraient-elles plus de mise ?

Pourtant, aux termes de l’alinéa 3 de l’article L. 612-7 du Code de l’éducation, « le diplôme de doctorat est délivré après la soutenance d’une thèse ou la présentation d’un ensemble de travaux scientifiques originaux. Cette thèse ou ces travaux peuvent être individuels ou, si la discipline le justifie, collectifs, déjà publiés ou inédits. Dans le cas où la thèse ou les travaux résultent d’une contribution collective, le candidat doit rédiger et soutenir un mémoire permettant d’apprécier sa part personnelle. Le diplôme de doctorat est accompagné de la mention de l’établissement qui l’a délivré ; il confère à son titulaire le titre de docteur. » La charte des thèses, sous la forme d’une charte-type, prévue par l’arrêté du 3 septembre 1998 [2] précise ainsi à propos du sujet et de la faisabilité de la thèse : « Le sujet de thèse conduit à la réalisation d’un travail à la fois original et formateur, dont la faisabilité s’inscrit dans le délai prévu. Le choix du sujet de thèse repose sur l’accord entre le doctorant et le directeur de thèse, formalisé au moment de l’inscription. Le directeur de thèse, sollicité en raison d’une maîtrise reconnue du champ de recherche concerné, doit aider le doctorant à dégager le caractère novateur dans le contexte scientifique et s’assurer de son actualité ; il doit également s’assurer que le doctorant fait preuve d’esprit d’innovation. » [3].

L’accélération des temps administratifs du doctorat casse la lecture de ces dispositifs : l’article 15 de l’arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale prévoit, en effet, que « la préparation du doctorat s’effectue, en règle générale, en 3 ans. » ; cette durée est d’ailleurs consignée dans la charte-type des thèses : « La durée de référence de préparation d’une thèse est de trois ans. A la fin de la seconde année, l’échéance prévisible de soutenance devra être débattue, au vu de l’avancement du travail de recherche. Des prolongations peuvent être accordées, à titre dérogatoire sur demande motivée du doctorant, après avis du directeur de thèse… ». En sciences humaines et sociales, ce serait à une fonction de la “vitesse” que renvoie ce délai, encore que les dérogations pourraient être accordées au vu de la « spécificité de la recherche inhérente à certaines disciplines » comme le prévoit la charte. Néanmoins, la barre des trois années est celle qui est retenue par la plupart des universités. Une telle perspective modifie substantiellement les attentes, désormais "contractualisées". La qualité de toute recherche s’en ressent indépendamment du fait que l’uniformisation du temps imparti voudrait effacer les différences entre les disciplines [4]. La règle qui en ressort, « faire la thèse en trois ans », ne détient aucune pertinence scientifique dès lors qu’aucune attention n’est portée au "sujet" de la recherche engagée. Il serait possible de s’interroger sur les sous-jacents des délais impératifs de la recherche universitaire, lesquels, quoiqu’on en dise, ne peuvent être identiques dans toutes les disciplines.

….. ….. ….. Peut-être que cette précipitation de la recherche déplie le phénomène préoccupant du « plagiat ».

….. La vitesse imposée n’est qu’un élément amplificateur parmi d’autres de ce phénomène. Le plagiat s’immisce dans tous les espaces de la recherche. D’une certaine façon, il pourrait être le révélateur d’un certain conformisme, la déférence et l’imitation pouvant être de ses fondements. Toutefois, sa prolifération grève considérablement et durablement l’ensemble du système éducatif [5]. Outre le fait qu’un plagiat entache le diplôme obtenu, master ou doctorat, lorsqu’il n’est pas décelé à temps, ce n’est pas seulement à l’égard des impétrants qu’il devrait être notifié. Tous les acteurs de la recherche scientifique sont impliqués ; tous les participants à une recherche sont concernés.

Le plagiat conquiert, en effet, des terrains de plus en plus élastiques dans les domaines des sciences humaines et sociales. Il déteint sur les rapports, sur les articles, sur les mémoires, thèses ou ouvrages. Partant du principe que la qualité des diplômes relève de la responsabilité des universités et que la substance d’une étude relève de celle de son auteur, il apparait que d’autres acteurs peuvent entrer en scène — comme par exemple, le directeur du mémoire ou de la thèse les rapporteurs et les membres du jury de soutenance ; le comité de lecture et le directeur de la publication pour un article inséré dans une revue. La perspective d’une recherche sur ces thèmes intéresse donc aussi bien les étudiants que les enseignants, les chercheurs autodidactes ou confirmés, les auteurs, plagiés ou plagiaires... et, bien sûr, leurs lecteurs...

le plagiat de la recherche - CERSA

….. ….. Le séminaire : « Le plagiat de la recherche » » se tiendra au Centre d’Études et de Recherches de Science Administrative (CERSA - UMR 7106 )... — en préalable à un colloque international.

…..

…..

Si le plagiat n’est pas en soi un des révélateurs des inconduites et des incivilités qui parcourent le monde universitaire, il en aggrave les effets. Car, par delà la question proprement dite du plagiat, d’autres problématiques doivent être esquissées : la persistance de certains comportements et attitudes qui font obstacle au déploiement de la recherche, à sa profondeur comme à sa superficie [6], fait ainsi l’objet de quelques observations qui pourraient susciter un sursaut pour une recherche authentique et authentifiée [7]...

…..

….. Dans une étude intitulée « L’incivilité cognitive : une autre facette de la violence » [8], Judith Lazar avait pointé « quelques formes d’incivilité qui ont cours dans la sphère universitaire » ; elle relevait plusieurs types d’incivilité cognitive. Elle use de cette expression pour désigner les « actes commis dans l’espace public, accomplis sous forme d’écrits, diffusés au sein du milieu professionnel (revues spécialisées) ou livrés au grand public (journaux et livres) et visant, pour celui qui les commet, soit à accroître sa propre notoriété scientifique, soit à démolir un adversaire (ou un groupe) qui n’appartient pas au même clan que lui – surtout sur le plan idéologique. » [9]. Elle en présente ainsi « la forme la plus classique de l’incivilité cognitive (qui) consiste à ignorer une source ou à “l’oublier”, autrement dit à ne pas citer le travail et le nom d’un auteur, sachant que mentionner ses travaux serait “mettre en péril” – tout au moins, le chercheur le pense-t-il – l’originalité de sa propre thèse. » [10]. Oublier ? L’oubli n’est là ni distraction ni lacune, il répond à une manœuvre précise que les enjeux productivistes accentuent : « L’objectif recherché est ici de mettre en avant son travail (et celui de ses collaborateurs) pour mieux laisser dans l’ombre celui de(s) autre(s). Quand il s’agit de trouver les fonds nécessaires pour de futures recherches, cela peut se révéler une stratégie efficace. Cette stratégie, on peut l’appeler “verrouillage” : “Ce champ de recherche nous appartient”, signifient en substance les auteurs. » [11] Dans la même veine, Judith Lazar cite le fait de « ne pas inviter à un colloque le ou les chercheurs qui utilisent d’autres angles d’approche pour analyser tel ou tel phénomène. De telles formes d’évitement sont flagrantes surtout lorsqu’il s’agit de différences idéologiques. ». Elle remarque alors que « le fait d’exclure certaines recherches affaiblit la réflexion et grève incontestablement la dynamique de la discussion. La confrontation des idées est la condition sine qua non pour faire progresser la recherche. Si seuls les individus ayant la même opinion débattent entre eux, il ne faut pas être étonné de la pauvreté des débats et de la difficulté à résoudre les problèmes… » [12]

Le plagiat n’est pas exposé sous cette bannière des incivilités cognitives. S’il peut être une des conséquences de la course aux diplômes ou de la rivalité scientifique, il est plus qu’une incivilité [13].

….. Lors d’un entretien avec Anne-Laure Saives à propos d’un dossier composé sur le triptyque « Légitimité, déviance, délits » en 2008 [14], Pierre Cossette [15] souligne l’existence de « fautes généralement considérées comme très graves – fabriquer ou falsifier des données, plagier – et qui, le plus souvent, sont associées à la fraude scientifique et même à d’éventuelles poursuites légales. » Faisant part des résultats de son enquête sur le terrain, il insiste indirectement sur la distinction entre l’autoplagiat et le plagiat, le premier paraissant moins répréhensible que le second, mais se révélant trompeur sur la qualité du travail de recherche effectué.

Les quelques “accrocs” à l’éthique scientifique [16] retiennent principalement l’attention de Pierre Cossette. Ces “accrocs” s’entendent « des comportements habituellement jugés moins répréhensibles ou encore dont le niveau de gravité ne fait pas toujours l’objet d’un large consensus dans notre communauté scientifique (et) parmi ceux-là se trouvent l’autoplagiat (…), les publications fragmentées (c’est-à-dire publier plusieurs petits articles plutôt qu’un seul plus substantiel à partir des résultats d’une seule recherche), les soumissions multiples simultanées, la multi-signature abusive, le déni de contribution et la mise en ordre inéquitable des noms des auteurs. » [17] Ces comportements sont, pour lui, révélateurs de l’inconduite en recherche, laquelle se définirait comme « toute conduite délibérée allant, sur le plan éthique, à l’encontre des règles plus ou moins explicites que se donne une communauté de chercheurs, à un moment donné et en un lieu particulier, relativement au comportement à adopter entre la préparation d’un projet de recherche et la publication de ses résultats » [18]. L’autoplagiat, qui est pour lui « un véritable fléau », en relève donc : « c’est tromper le lecteur que de lui laisser croire qu’une contribution est fondamentalement nouvelle alors qu’elle a déjà fait l’objet d’une publication dans une revue, dans les actes d’un colloque ou ailleurs ; c’est de l’autoplagiat, et cette absence de transparence explique notamment pourquoi certains congrès sentent tellement le “réchauffé” » [19].

Ces appréciations induisent quelques questionnements quant aux effets pervers de la spécialisation dans un domaine de recherche donné et/ou de la notoriété acquise en ce domaine par un chercheur ou un enseignant-chercheur. Réputé dans un domaine ou enfermé dans une spécialisation de plus en plus techniciste, l’un ou l’autre est nécessairement amené à se répéter. L’un des possibles évitements de cette réitération incompressible reviendrait à exiger à chaque intervention un prolongement novateur aux publications et communications antérieures. Or, sollicité en vertu de ce qu’il a déjà réalisé, cette obligation d’innovation peut constituer un obstacle non à l’approfondissement de sa recherche mais à la présentation et à la diffusion des résultats de cette recherche. Tout au plus, il serait possible d’exiger que la publication nouvelle fasse état soit de la reprise des publications similaires ou identiques antérieures soit des apports qu’elle donne par rapport à ces dernières.

…..

En tout état de cause, la clôture sur un seul thème de recherche à partir d’un même corpus conduit à l’autoplagiat ; elle peut aussi laisser supposer une tentative d’appropriation du domaine, ce qui rejoint l’idée de "verrouillage" émise par Judith Lazar [20]. Or, en des matières qui font la substance des sciences humaines et sociales, ce qui fait la qualité d’une recherche, c’est l’échange, la discussion, la controverse... La recherche universitaire ne peut conserver ou acquérir de vitalité que si les rencontres se réalisent — en toute conscience de la diversité des savoirs et de l’objectivité du savoir [21].

….. Pierre Cossette faisait remarquer que « près de 89 % des collègues considèrent le plagiat comme au moins “très” répréhensible lorsqu’il porte sur les mots mêmes utilisés par un autre chercheur, un pourcentage qui tombe à environ 74 % quand il s’agit de l’appropriation des idées des autres. » [22] Dans la mesure où ce qui fait la qualité d’une recherche est son "originalité", la captation évoquée s’apparente à un "vol d’idée" [23]. Pourtant, il apparaît nécessaire de préciser que les idées n’ont de sens que lorsqu’elles sont exprimées, communiquées et diffusées. Une "idée" ne peut pas être dérobée lors des échanges et discussions. Bien au contraire. La force de la recherche en sciences sociales se forge dans la jonction des études, des analyses et des interprétations : il ne s’agit pas d’explorer pour se contenter de "constater", il faut encore "disséquer" pour penser les arguments et construire le raisonnement. A partir d’un même objet, sur un même sujet, les développements ne sont jamais identiques même s’ils peuvent se rejoindre ou s’opposer, se compléter ou s’annuler [24].

…..

….. La question du "vol d’idée" s’entend communément en rapport avec le "copier-coller" et le plagiat. De fait, ce n’est pas l’agencement des mots dans une phrase, ni des phrases dans un paragraphe, ni des paragraphes dans un texte qui importe mais l’idée originale qui y est émise ou qui y transparaît.

Faire la part des choses entre autoplagiat, plagiat et copier-coller deviendrait indispensable. Le copier-coller [25] est sans aucun doute des plus répréhensibles lorsqu’il revient à s’approprier des dires des autres, il n’est pas certain pour autant qu’il rende compte d’une interception pertinente de l’idée qui s’y greffe. S’il se résume en une reprise de ses propres travaux antérieurs, il est toujours plagiat ; autoplagiat, il brise la dynamique d’une recherche commencée et, dès lors, sans cesse recommencée : il faudrait ainsi admettre que s’autoplagier sans s’autociter est constitutif d’un plagiat. L’oubli ou l’omission quant à la "source" des remarques intégrées dans un travail de recherche est, en tous lieux, le révélateur premier du copier-coller. L’ignorance de la fonction des "citations" en est à la base.

La technique du "copier-coller" n’est cependant qu’une des formes du plagiat [26], lequel peut être plus subtil et, dès lors, habillé d’artifices et fait de ruses. Le subterfuge est pourtant toujours décelable.

Copier-coller et plagiat sont, pour l’instant, des fautes qui, dans les espaces judiciaires, restent assimilées à la fraude ou à la contrefaçon. Dans les sphères universitaires, outre les sanctions qui pourraient être décidées par les tribunaux, en matière pénale, commerciale ou civile [27], ces comportements, inadmissibles, sont sanctionnés, en matière disciplinaire, par exemple par l’exclusion temporaire ou définitive de tout établissement d’enseignement supérieur [28] ou par une disqualification qui ferme l’accès à un emploi d’enseignant-chercheur [29].

…..

….. ….. Les thèmes des omissions, stratégiques ou idéologiques, des travaux réalisés par d’autres, pensés en concurrents ou en opposants, et des répétitions, reprises, découpes de travaux personnels constitutifs des autoplagiats ne seront pas nécessairement soulevés durant les séminaires sur Le plagiat de la recherche prévus au CERSA durant l’année universitaire 2010-2011 [30]. Les thèmes des deux prochaines séances sont, pour le vendredi 12 novembre 2010 : La réponse des institutions académiques, et pour le vendredi 10 décembre 2010 : Les droits du plagié… (en attendant les suivants... jusqu’à l’organisation d’un colloque international sur la question).

…..

Notes :

[1] Car, en jouant des rimes de la modernisation habillée de formatages informatisés au prétexte de téléprocédures compactées en quelques milliers de signes qui ne permettent pas de relater les parcours intellectuels effectués, l’enjeu est de "numéroter" les productions à faire valoir — sans pour cela supposer que titres brefs et idées courtes sont associés...

[2] Arr. 3 sept. 1998 relatif à la charte des thèses, JO 11 sept. 1998 ; BOEN, 1er oct. 1998.

[3] Sur la valeur juridique de cette charte : en ce qui concerne les rapports entre doctorant et directeur de la thèse, CE, 20 mars 2000, Pierre X et Laurent Y., req. n° 202295 ; CE, 21 décembre 2001, Bernard Y., req. n° 220997 ; sur l’effet juridique de la charte des thèses à propos de l’autorisation de soutenance de la thèse, CE 16 avril 2010, Jean-Jacques A, req. n° 322116.

[4] Comparaison n’est pas raison, certes, mais comment situer sur un même plan entre la recherche menée en sociologie sur le terrain et celle engagée en chimie au sein d’un laboratoire.

[5] V. Gk, Droit cri-TIC, « Lutter contre le plagiat à l’Université ».

[6] ... en reprenant "les éléments de langage" qui font les classements des établissements d’enseignement supérieur.

[7] Donc, en relation avec le vocabulaire en vogue dans les hautes sphères administratives, plus que simplement "irréprochable ou exemplaire".

[8] Recherches, Revue du MAUSS, 2001/2 (n° 18), p. 282.

[9] J. Lazar, « L’incivilité cognitive : une autre facette de la violence », Revue du MAUSS, 2001/2, p. 284.

[10] Id. p. 284-285.

[11] Id. p. 286.

[12] Id. p. 286-287.

[13] Aussi graves que puissent être parfois les effets de toute incivilité “cognitive”…

[14] A.-L. Saives, « Légitimité, déviance, délits. Le chercheur en management interpellé ? Entretien avec Pierre Cossette », Revue française de gestion (RFG) 2008/3 (n° 183), p. 251.

[15] qui avait auparavant soulevé certaines questions relatives à l’intégrité en recherche : L’inconduite en recherche. Enquête en sciences de l’administration, Presses de l’université du Québec, 2007.

[16] V. Internet : Fraude et déontologie selon les acteurs universitaires – Michèle Bergadaa.

[17] RFG 2008/3, n° 183, p. 251.

[18] P. Cossette précise que « cette définition exclut les “erreurs” scientifiques, y compris celles qui sont commises par incompétence, ainsi que, entre autres, la mauvaise conduite du chercheur qui ne serait pas en lien avec la connaissance elle-même… », id. p. 252.

[19] Id. p. 253.

[20] V. « L’incivilité cognitive : une autre facette de la violence »[[Recherches, Revue du MAUSS, 2001/2, précité.

[21] Art. L. 141-6 du Code de l’éducation : « Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique. »

[22] RFG 2008/3, p. 253.

[23] ...ce qui fera l’objet d’un autre article sur Droit cri-TIC.

[24] Les controverses quant au "changement climatique" auraient pu constituer un exemple s’il n’y avait eu la décision de l’Académie des Sciences de les enfermer dans un huis-clos que n’explicite pas uncommuniqué du 20 septembre 2010.

[25] V. Archéologie du “copier-coller”- Jean-Noël Darde.

[26] V. Le plagiat – Hélène Maurel-Indart.

[27] V. M. Poumarède, « La sanction du “pillage” de travaux universitaires par l’action en contrefaçon et la théorie du parasitisme », Petites affiches, 28 octobre 2005 n° 215, p. 14.

[28] CNESER, Sanction disciplinaire, 3 juin 2008, M. X, doss. n° 630, BOESR, 5 février 2009.

[29] CE 23 février 2009, Mme B.-R., req. n° 310277, note : F. Melleray, RFDA 2009 p. 226.

[30] Peut-être que, sans sombrer dans la paranoïa et malgré les risques d’inimitiés que la matière supposerait, l’étude de l’utilisation des conclusions des recherches des étudiants par des enseignants qui se les approprient (v. entre autres témoignages : « Vol d’idées en milieu universitaire » ; CAA Lyon, 30 décembre 2003, M. Jean-Charles X, req. n° 98LY00338, à propos d’une thèse pour le grade de docteur-ingénieur portant sur les montages expérimentaux pour la mesure des coefficients électro-optiques linéaires et pour l’enregistrement et la mesure du rendement de diffraction de réseaux holographiques dans Bati03, M. X ayant obtenu la mention très honorable et s’estimant plagié par ses anciens enseignants et par les étudiants, CE - cass. de la précédente - 27 juillet 2005, Jean-Charles X, req. n° 265106) sera, à un moment ou un autre, abordée…

Droit cri-TIC ou Droit cri TIC

Cri TIC, cri-TIC en Droit. Cri-TIC de droit : critique du droit, droit de la critique, droit à la critique, droit critique.

La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

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