Dépasser le lire : Jean-François Boudet (dir.), « Les rites et usages funéraires : essais d’anthropologie juridique »  PUAM 2019, coll. Droits et religions

Le 20 mai 2019, par Eug. D.,

Plutôt que d’en proposer une recension, une note résolument en marge de l’ouvrage collectif proposé à lire, composé sous la direction de Jean-François Boudet, Les rites et usages funéraires. Essais d’anthropologie juridique, (PUAM, 2019), pourrait suivre des lignes spécifiques sur les représentations de la mort entre religions et droits. Ces questionnements - qui n’ont pas eu à être évoqués dans cet ouvrage [1] - présupposent ainsi que les recherches insufflées par les contributions réunies seront nécessairement dilatées par la suite, en d’autres recherches reconnectées aux notions et principes de droit.

Certains pourront regretter que quelques aspects relatifs aux difficultés d’appréhender la mort n’aient pas été étudiés alors même que les obédiences religieuses ont interféré dans les saisies juridiques - ou juridictionnelles [2] -, à l’exemple de la mort médicalisée ou du suicide assisté [3]. D’autres rechercheront les incises relatives aux rapports qu’entretiennent les religions avec les droits de l’homme plus qu’avec l’ordonnancement juridique, législations et réglementations assemblées, se préoccupant alors d’un arrière-plan éthico-religieux ou éthico-juridique…

La lecture des différentes contributions composant cet ouvrage ainsi que les présente le sommaire, suscite des interrogations variées. Si ce sont les rites et les normes funéraires qui en forment la trame, ces rites et normes induisent quelques tableaux particuliers quant à la perception juridicisée de la mort.

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Alors que les options des opérations funéraires se comprennent en une alternative entre l’inhumation et l’incinération, les perceptions de la mort et les modélisations d’une représentation de la mort par les individus et les collectivités sont diversifiées [4]. La relation avec la mort ne peut pourtant être que représentée, imaginée, inventée, fantasmée. La représentation de la mort n’est donc que mentale [5]. Si elle est chargée d’interdits et de tabous, en dépit de l’évolution des mentalités, la littérature et la peinture s’en sont largement emparée - au grand dam parfois des institutions religieuses qui forgent les morales publiques et les censures sociales.

Pour autant, cette représentation, tout aussi individuelle puisse-t-elle être, se comprend aussi comme collective - mais pas nécessairement ’commune’. Collective et sociale, elle induit des attitudes et des comportements plus ou moins marqués par les obédiences religieuses, plus ou moins liés aux environnements sociétaux, plus ou moins déterminés par les entourages [6].

Néanmoins, ce n’est pas l’après-la-mort qui capte l’attention du juriste intrigué par les entrées anthropologiques. En effet, les représentations de l’au-delà [7], de l’autre monde, du paradis ou de l’enfer [8] ou l’espoir ou la crainte de la réincarnation, inévitablement imaginaires, ne peuvent être saisies à l’aide d’un langage rationnel. Plus sûrement, le juriste s’intéresse à la projection de par la mort, au vu d’un testament ou de l’héritage, et à la protection du corps, des restes ou de la tombe, comme du nom du mort ou de sa réputation(respect, dignité) [9]. La fausse recommandation « ne pas dire du mal d’un mort » n’est que le reflet indirect d’une injonction religieuse qui outrepasse la mort de l’autre. Cependant, telle quelle, elle se perpétue dans la vie laïque et se retraduit dans l’ordre juridique.

Même si l’État persiste à maintenir certaines des références religieuses dans l’ordre du droit [10], la fin ultime du sujet de droit « actif » est le terme de la vie terrestre, la question d’une séparation du corps et de l’âme n’appartient alors qu’aux proses dévotieuses. Car « le droit ne définit pas la mort ; il la constate, pour mieux en déterminer les effets et dépouiller le cadavre de toute personnalité juridique » [11], la mort est donc « un événement organique, un fait extérieur au droit que les règles du Code civil se limitent à constater - et non pas à définir ou à instituer. » [12].

Ce n’est pas fondamentalement autour du « corps », - devenu chose (cadavre [13]), cendre ou poussière -, donc de ses « restes », que s’échafaude cette observation décalée par rapport à l’ouvrage, sous la direction de Jean-François Boudet, Les rites et usages funéraires. Essais d’anthropologie juridique. En se séparant des phases juridiques, elle se dessine dans l’imaginaire en s’attachant à quelques-unes des « représentations individuelles et collectives de la mort ».

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Si les religions du « Livre » privilégient l’inhumation, d’autres calligraphient la purification par le feu, assignent un retour aux origines placentaires ou infusent un retour à la terre, à même la terre sans linceul, sans sépulture. Sans avoir à effectuer de détours par l’anthropologie, qu’il s’agisse d’inhumation ou de crémation, deux temps des représentations individuelles et collectives de la mort peuvent être distingués : en un premier, dépassant le cadrage civiliste du testament, la mort de soi peut être projetée dans l’avenir par le choix du lieu d’inhumation [14] ou de dépôt [15], voire de dispersion des cendres funéraires [16] ; en un second, concentrée autour du deuil que seuls les vivants - ou les survivants - ressentent, l’appréhension de la mort de l’autre se focalise sur le corps absent du défunt. Ces perceptions ne se révèlent plus à travers le prisme du religieux - sinon à l’occasion d’une application stricte des dogmes par des obédiences fondamentalistes ou intégristes.

En certains espaces, la liaison aménagée entre la mort et les religions s’est réifiée ; elle est alors matérialisée par la tombe ou le tombeau, lequel peut de nos jours n’être que virtuel ; en d’autres milieux, le lien entre la mort et les formes spirituelles est réinvesti dans des rituels d’accompagnement du défunt par l’enfouissement simultané d’objets ou par des symboles identifiants. Mais, pour les courants religieux qui excluent une concrétisation de la représentation du mort, le fil du deuil et du souvenir réside dans la pensée. Quel que soit l’ordre religieux, philosophique ou mystique de référence, la mort est définitive. La rupture entre les vivants et les morts est irréversible [17].

Cependant, en ces temps post-modernes, les processus mortuaires se sont considérablement simplifiés. Quand bien même certaines religions prescrivent plusieurs étapes, ces dernières se comprennent exclusivement en relation avec le deuil, en temps présent ou différé… Ces processus ne sont en rien significatifs d’une représentation de la mort qui serait à situer entre droit(s) et religion(s).

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Certes, évoquer une « représentation de la mort » renvoie d’abord aux images, voire, à l’inverse, aux interdits de l’effigie. Toutefois, à côté du nom et des dates de naissance et de décès, l’assistance du portrait demeure la plus fréquente. Quelques-uns s’attachent plus particulièrement aux photographies des défunts, déposées ou incrustées sur les tombes ou sur les cases dans les columbariums destinés aux urnes dans les espaces cinéraires : « la photographie rend présents les défunts et manifestes les relations de réciprocité entre les vivants et les morts : elle sert d’opérateur pour réintégrer dans une structure métahistorique le groupe social déchiré par la mort. » [18] Cette constatation s’entend sur des terrains balisés comme les villages isolés ou bien dans des espaces sociaux recomposés à l’instar des communautés diasporiques. D’autres proposent des sculptures plus ou moins ressemblantes du défunt, ou bien de nature métaphorique ou allégorique.

La perspective est tout autre lorsque les représentations dépassent les images fixes, lorsque ces dernières sont animées délivrées par les canaux médiatiques, élaborées en guise d’hommage et de souvenir dans des discours diversifiés, notamment lors de funérailles de célébrités, icônes ou idoles. Certaines de ces funérailles sont même assorties de discours “officiels”. Ainsi, le Président de la République française avait estimé utile de prononcer un discours, le 9 décembre 2017, lors des funérailles d’une personnalité du show-biz. Ce fut aussi le cas, dans un doublé politique, le 5 octobre 2018 à l’Hôtel des Invalides et le 11 octobre 2018 à Erevan [19] en évoquant des questions sensibles dans les jeux politiques. Cette configuration impose une gymnastique intellectuelle afin de contourner l’opposition qui peut surgir entre le discours proféré et les projections télévisées. La représentation de la mort qui en ressort n’est plus liée à la perte ou à la peine, elle se décompose dans des partitions illusionnistes.

L’hommage et le souvenir ne sont pas de même texture. Or « autant la mort peut être dite de façon plutôt directe, y compris parfois dans des détails crus voire sordides, autant la mort n’est pas montrée telle quelle à l’image, à de rares exceptions près, qui sont très significatives. » [20] Les quelques toiles de maître qui la figurent [21] au-delà des batailles et des guerres, racontent souvent d’autres histoires [22]. Or, de nos jours, l’iconographie est défaite par les discours. Ces discours esquivent l’illustration de la mort à l’aide de mots particulièrement destinés à effacer le décès pour glorifier les célébrités, à titre posthume. Mais, en sus, par la représentation imagée (photographies ou saynètes) et imaginée (portraits et caricatures) du défunt auquel est ainsi refusé l’anonymat, il s’agit, d’une part, d’une forme de reconstruction des liens distendus à l’attention des endeuillés, quels qu’ils soient, et, d’autre part, d’une mise en récit d’une vie achevée et, par là, d’une mort repensée afin de prolonger l’événement « médiatique ».

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Par-delà ces cas particuliers, ce n’est pas à travers le profil des défunts révélé par les instantanés, films ou vidéos, ou par les nécrologies [23] que se construisent les représentations individuelles et collectives de la mort de l’autre comme de soi. Individuelles, ces représentations sont façonnées par les entourages (familles, communautés, affinités, amitiés) autant que par la réception des prescriptions religieuses - parfois mésinterprétées. Collectives, ces représentations peuvent soit s’épancher à partir de l’architecture funèbre, dénotant une acceptation du modèle chrétien de la dévotion due aux morts, soit s’étirer dans l’espace magique des objets de cultes comme les marabouts, soit se relayer en itinéraires mystiques.

Pourtant, de plus en plus, s’expose un refus de l’anonymat dans la mort. L’absence se constitue dans le maintien de la présence. La fascination pour les mausolées et les tombeaux des grands hommes (et des grandes femmes) [24], fait en sorte que la ferveur qui s’exprime ainsi est surtout de qualité touristique - et, de ce fait, d’ordre économique [25]. Plus signifiants sur ce point sont les différentes processions et les divers pèlerinages en des lieux saints (Fatima, Lourdes, mont Kailash) ou en des villes saintes (Jérusalem, La Mecque), mais la question spécifique de la mort et de ses représentations en est dès lors quelque peu écartée.

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Les représentations de la mort peuvent découler de la transformation des rituels passant de la sphère privée à l’espace public - les proches étant parfois conduits rappeler sur l’avis de décès le recueillement dans l’intimité familiale [26] -, de la conjonction sociétale et des contextes socialisants [27], de la sensibilisation exacerbée par les médias aux catastrophes, aux accidents, aux meurtres, ou du surgissement d’un mémorial dans le paysage...

Ces représentations peuvent encore être façonnées par les milieux sociaux, familiaux ou professionnels, voire aussi par les jeux vidéos [28], comme, plus classiquement, par les prêches, par les verbes, par les lectures, etc.

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La trajectoire spirituelle des modèles prônés par les religions est remaniée dès lors que ces représentations de la mort sont confrontées à la loi, aux règles de droit. Ces dernières concernent les cimetières [29], les sites cinéraires [30] et, par là, les sépultures [31], les fosses, les tombeaux et les tombes. L’article R. 2223-3 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose ainsi : « Chaque inhumation a lieu dans une fosse séparée. Chaque fosse a 1,50 mètre à 2 mètres de profondeur sur 80 centimètres de largeur. Elle est ensuite remplie de terre bien foulée » [32]. L’article R. 2223-8 du CGCT rappelle, pour sa part, qu’ « aucune inscription ne peut être placée sur les pierres tumulaires ou monuments funéraires sans avoir été préalablement soumise à l’approbation du maire ». Ailleurs, ainsi que le remarque Francisco Faeta, « les pierres tombales sont, de plus, ornées de montages qui rassemblent ceux que la vie avait réunis, indépendamment de leur état présent et du lieu de leur inhumation. Se trouvent ainsi rapprochés des vivants et des morts, de même que des personnes mortes en des temps différents ou dont les corps gisent loin les uns des autres. » [33]. La séparation d’entre les morts et les vivants, même matérialisée par les lieux (cimetières) et les tombes, se pare alors d’une autre dimension, puisqu’en certaines parties du monde, loin d’être des lieux de recueillement, les cimetières sont des lieux de vie où s’organisent des fêtes, des rencontres, des réunions, des pique-nique, etc.

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En France, en quelque sorte, la référence à la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire se délite puisque ses dispositions ont consisté principalement à modifier le Code général des collectivités territoriales. L’essentiel du droit funéraire concerne les collectivités territoriales - d’où la production par le ministère de l’Intérieur d’un guide juridique à leur intention. Une des dispositions de cette loi a tout de même introduit dans le Code civil un article spécifique relatif au respect dû aux morts, aux cadavres, aux cendres. Il s’agit de l’article 16-1-1 : « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. / Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence. » Les pratiques sociales se trouvent alors soumises aux normes qui découlent de ces textes tant pour la construction et l’entretien des tombes [34] que pour leurs ornements. En découlent des adaptations des prescriptions religieuses, adaptations qui accentuent la distension entre les discours sur la mort et les représentations de la mort.

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On conviendra alors que le thème des représentations sociales, collectives ou individuelles, de la mort comme du mort [35] ne trouve pas place dans un ouvrage sous-titré Essais d’anthropologie juridique et consacré aux rites et usages funéraires...

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Notes :

[1] Notant une fois de plus qu’il n’est jamais évident de réunir en un colloque ou un ouvrage qui ne se poserait ni en encyclopédie, ni en dictionnaire, toutes les problématiques relatives au sujet à traiter.

[2] ne serait-ce qu’en se référant à l’affaire L. sur la procédure continue - et inachevée - de l’arrêt des soins et des traitements - CE, 19 juill. 2017, req. n° 370321 ; décision confirmée récemment : CE, 24 avr. 2019, req. n° 428117. V. aussi, « Affaire Vincent Lambert : le Conseil d’État valide la décision d’arrêt des traitements », in lemonde.fr, 24 avr. 2019 ; Communiqué CEDH : « 30 avril 2019, la Cour européenne des droits de l’homme a décidé de refuser les demandes de mesures provisoires qui lui ont été présentées dans l’affaire Lambert et autres c. France (requête n o 21675/19) » - dans lequel il est rappelé que : « par un arrêt de Grande chambre prononcé le 5 juin 2015, statuant sur cette question essentielle, elle a conclu qu’il n’y aurait pas violation de l’article 2 de la Convention en cas de mise en œuvre de la décision du Conseil d’État du 24 juin 2014, autorisant l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles de Vincent Lambert. ».V. encore, in lefigaro.fr, « De l’accident à l’arrêt des soins, les dix années de combat autour de Vincent Lambert », 18 mai 2019. Le Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) a effectivement demandé le 18 mai 2019 de « prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que l’alimentation et l’hydratation entérales (de V. L.) ne soient pas suspendues pendant le traitement de son dossier par le Comité ». Etc.

[3] Voy. par ex., Castra M., Bien mourir. Sociologie des soins palliatifs, PUF, 2003.

[4] Voy. Ariès, P., Essais sur l’histoire de la mort en Occident du Moyen à nos jours, Seuil, 1975.

[5] En ce qu’il ne s’agit pas en cette étape de s’intéresser au corps humain devenu « cadavre » et disposant d’un droit au respect...

[6] Voy. Vovelle, M., « Les attitudes devant la mort : problèmes de méthode, approches et lectures différentes (note critique) », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1976, n° 1, p. 120-132.

[7] Voy., cependant, en relation avec le « flou fluctuant des figures de la religion "primitive" », Singleton M., « L’au-delà, l’en deçà et l’à côté du religieux », Revue MAUSS, 2003, n° 2, p. 181-196.

[8] En regard ... un film de Merzak Allouache, "Enquête au Paradis", 2018...

[9] Voy., sous la dir. de Py B., La mort et le droit, PU Nancy, 2010.

[10] Voy. Mesmin d’Estienne J., L’État et la mort, LGDJ, 2016.

[11] Froger B., « La mort et le droit », Empan, 2015, n° 1, p. 39-43.

[12] Iacub M., « La construction de la mort en droit français », Enquête, 1999, n° 7, http://journals.openedition.org/enquete/1564.

[13] Voy., toutefois, Touzeil-Divina M., Bouteille-Brigant M., « Le droit du défunt », Communications, 2015, n° 2, pp. 29-43.

[14] Voy. Barou J., « ‪Représentations de la mort et projets funéraires chez les immigrés âgés‪ », Hommes & Migrations, 2015, n° 1, p. 137-145.

[15] De l’interdiction de conserver les cendres d’un défunt dans une urne chez soi.

[16] De la déclaration préalable pour la dispersion des cendres en pleine nature...

[17] Sauf sur internet : « Bien qu’ils ne cherchent pas le regard tels que les vivants, les disparus existent malgré eux et intègrent les mêmes systèmes numériques que ces derniers. Ainsi, sur certains sites, ils sont classés, mis en compétition par rapport aux vues récoltées. De plus, à chaque accès à la biographie d’une célébrité décédée par exemple, certains sites proposent l’achat d’un de ses albums, l’impliquant ainsi malgré lui dans une logique de marché. » ; Dilmaç, J. A., « Mort et mise à mort sur internet », Études sur la mort, 2016, n° 2, p. 152.

[18] Faeta F., « La mort en images », Terrain, n° 20, 1993, p. 71.

[19] V. « Erevan :Discours de Macron à la Maison Charles Aznavour !. »

[20] Florea M.-L., Rabatel A., « Les modes de re-présentation de la mort et leurs enjeux dans la construction de l’événement », Questions de communication, 2011, n° 20, p. 16.

[21] Ex. « L’homme mort » d’Édouard Manet (milieu des années 1860).

[22] Ex. « La Mort de Marat » de Jacques-Louis David (1793).

[23] Voy., Florea M.-L., « Dire la mort, écrire la vie », Questions de communication, 2011, n° 19, p. 29-52.

[24] Notant que, bien que rares soient les ’grandes femmes’, particulièrement sur le terrain religieux, devraient être mentionnées les béatifications et les canonisations opérées par la papauté à l’exemple de celles de Sœur Marie Faustine en 2000 ou de Mère Teresa en 2016.

[25] Qu’il s’agisse de Lénine (Russie), de l’empereur Qin avec son armée de terre ou de Mao Zedong (Chine), comme de Che Guevara (Cuba)...

[26] Voy. Hammer F., « Le faire-part de décès et la confrontation avec la mort », Questions de communication, 2011, n° 19, p. 53-71.

[27] Ainsi, Francesco Faeta, dans son article sur « La mort en images » constatait : « Les pierres tombales sont, de plus, ornées de montages qui rassemblent ceux que la vie avait réunis, indépendamment de leur état présent et du lieu de leur inhumation. Se trouvent ainsi rapprochés des vivants et des morts, de même que des personnes mortes en des temps différents ou dont les corps gisent loin les uns des autres. », in Terrain, 1993, n° 20, p. 71. En droit français, il est admis que les proches du défunt puissent faire placer sur la fosse une pierre sépulcrale ou autre signe distinctif de sépulture : CGCT, art. L. 2223-12. Mais il reste possible, à certaines conditions, de penser une sépulture en dehors d’un cimetière, dans un jardin privé, par exemple...

[28] Voy, par ex., Baussant-Crenn C., Doré-Pautonnier D., « Le jeu vidéo : Un media adapté pour aborder la mort avec les plus jeunes ? », Études sur la mort, vol. 139, 2011, n° 1, p. 67-78.

[29] CGCT, art. R. 2223-1 et suivants.

[30] CGCT, art. D. 2223-99 et suivants.

[31] CGCT, art. R. 2223-3 et R. 2223-4.

[32] D’une certaine manière, pourraient aussi être cités les monuments mémoriaux.

[33] Voy. Faeta F., « La mort en images », Terrain 1993, n° 20, pp. 69-81.

[34] Sauf en terrain commun, terrain constitué d’emplacements individuels accueillant gratuitement les corps, sous la gestion exclusive du maire.

[35] Voy. sous la dir. de Garreau B.-M., Les représentations de la mort, PU Rennes 2002.

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Pr. Geneviève Koubi

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