vendredi 9 mars 2018

Réussite des étudiants ?? Vers le bazar...

Futur.e.s étudiant ;e.s, vous êtes désormais sommés de réussir... à entrer dans une université, nonobstant les capacités d’accueil d’une formation. Pour la réussite dans vos études, ce sera à vous de prouver que les orientations qui auraient été faites à votre égard depuis votre scolarité sont bien ciblées, étant entendu que : « L’orientation tient compte de l’émergence de nouvelles filières et de nouveaux métiers. » (art.L. 611-3 du code de l’éducation).

La loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants prétend en effet vous assurer d’une inscription dans une des filières universitaires. Elle valide a posteriori la procédure Parcoursup... laquelle a été déjà enclenchée mais, maintenant, vous avez droit à la « communication, en application des dispositions du code des relations entre le public et l’administration, du code source des traitements automatisés utilisés pour le fonctionnement de la plateforme mise en place dans le cadre de (cette) procédure nationale de préinscription » du cahier des charges présenté de manière synthétique et de l’algorithme du traitement... (art. L. 612-3 du code de l’éducation, II)

Toutefois, une exception à la règle selon laquelle "le silence vaut accord" est aménagée en cette matière puisque : « Le silence gardé par un établissement sur une candidature présentée dans le cadre de la procédure nationale de préinscription prévue au deuxième alinéa du présent I ne fait naître aucune décision implicite avant le terme de cette procédure » (art. L. 612-3 du code de l’éducation, I, al. 5)

Quant à la réussite dans les études, elle semblerait assurée par le fait que « Les établissements d’enseignement supérieur mettent en œuvre un enseignement modulaire capitalisable. » (art. L. 613-5 du code de l’éducation) Mais elle se mesure surtout au rôle d’annexe à Pôle emploi que devraient remplir des établissements d’enseignement supérieur. Car, futurs (et actuels) étudiants, il vous faut admette que vos études sont destinées à répondre aux besoins des entreprises, au desiderata des patrons !!

L’article L. 611-5 du code de l’éducation dispose ainsi : « Un observatoire de l’insertion professionnelle est institué dans chaque université par délibération du conseil d’administration après avis de la commission de la formation et de la vie universitaire du conseil académique. Cet observatoire remplit la mission définie au 1° de l’article L. 124-2. / Avec les milieux professionnels qui sont associés aux enseignements supérieurs conformément à l’article L. 611-2, cet observatoire : 1° Diffuse aux étudiants une offre de stages et d’emplois variée et en lien avec les formations proposées par l’université et les besoins des entreprises ; 2° Assiste les étudiants dans leur recherche de stages et d’un premier emploi et les informe des évolutions du marché du travail ; 3° Conseille les étudiants sur leurs problématiques liées à l’emploi et à l’insertion professionnelle ; 4° Prépare les étudiants qui en font la demande aux entretiens préalables à l’embauche ; 5° Recense les entreprises, les associations et les organismes publics susceptibles d’offrir aux étudiants une expérience professionnelle en lien avec les grands domaines de formation enseignés dans l’université, en vue de leur proposer la signature de conventions de stage ; 6° Informe les étudiants sur les métiers existant dans la fonction publique et les accompagne dans l’identification et la préparation des voies d’accès à la fonction publique. / L’observatoire présente un rapport annuel à la commission de la formation et de la vie universitaire du conseil académique sur le nombre et la qualité des stages effectués par les étudiants, ainsi que sur l’insertion professionnelle de ceux-ci dans leur premier emploi./ Les statistiques comportant les taux d’insertion professionnelle des étudiants, constatés un an et deux ans après l’obtention de leur diplôme, sont publiées sur le site internet de l’établissement et, pour les formations qui y sont inscrites, dans le cadre de la procédure nationale prévue au deuxième alinéa du I de l’article L. 612-3. Elles sont prises en compte dans le cadre de l’examen de la demande par l’établissement d’accréditation de son offre conférant un grade ou un titre universitaire, conformément à l’article L. 613-1. Chaque élève en est obligatoirement informé en amont de son orientation dans un nouveau cycle ou une formation supérieure./ Un observatoire national de l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur agrège les statistiques produites par les observatoires d’établissements et coordonne leurs actions communes. Un arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur précise l’organisation de cette instance et les modalités de représentation au sein de l’observatoire des acteurs des établissements portant des formations supérieures. »

Droit cri-TIC ou Droit cri TIC

Cri TIC, cri-TIC en Droit. Cri-TIC de droit : critique du droit, droit de la critique, droit à la critique, droit critique.

La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

Votre recherche

RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs par jour (cumul) : 2223 (3839569)