mardi 17 avril 2018

Mode d’emploi universitaire de Parcoursup ?!

Même à la rentrée universitaire 2018-2019, on n’en aura pas fini avec les errements de "parcoursup" - si les mouvements en cours ne parviennent pas à faire (ré)fléchir le gouvernement ou, plus sûrement, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Grâce à une note postée sur un blog, évoquant « l’overbooking des formations sélectives », on apprend que le ministère a pondu une fiche relative au « pilotage des données d’appel et du processus d’admission »... note qui ne tient nullement compte du fait que les bacheliers ne sont pas des objets à placer quelque-part, mais des personnes qui attendent de l’université autre chose qu’un hébergement de jour en attendant de pointer à Pôle emploi !

Car la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) joue sur le "nombre" plus que sur les savoirs et les connaissances (termes bien plus adaptés à la situation que celui de compétences !). En exemple : « Ce système garantit ainsi aux formations l’appel d’un nombre important de candidats en début de processus. Il est également le garant d’une efficacité renforcée du système en termes de remplissage des formations puisqu’il permet d’augmenter le nombre de candidats qui recevront une proposition.Tous les candidats appelés par une formation, et qui accepteront cette proposition, seront réputés admis et accueillis par la formation concernée ».

Ce qui renvoie à la pétition de soutien au mouvement des étudiants contre la loi ORE et parcoursup : « Le problème posé par le nombre de candidatures n’a pas disparu. Au contraire, on sait, pour des raisons démographiques, qu’il va se tendre davantage. L’année 2018-2019 correspond au baby-boom de l’an 2000, et se traduit par une explosion démographique prévisible depuis longtemps. Le gouvernement préfère la sélection au financement des universités à la hauteur des besoins. Or, toute la politique du gouvernement est fondée sur la volonté de ne pas donner davantage de moyens à l’Enseignement supérieur malgré les difficultés auxquelles il est confronté depuis des années. »

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A lire donc cette fiche, on devine les processus de sélection qui seront mis en œuvre et on s’interroge vraiment sur la prétendue simplification envisagée !

Droit cri-TIC ou Droit cri TIC

Cri TIC, cri-TIC en Droit. Cri-TIC de droit : critique du droit, droit de la critique, droit à la critique, droit critique.

La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

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