samedi 23 avril 2011

Mémoires ? Dix "mais" : Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Lien hypertexte (référence, site à visiter...) : Note de serv., 6 avr. 2011, Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

Chaque année, une circulaire ou une note de service vient le rappeler dans le cadre de l’éducation nationale. Cette fois-ci, c’est une note du 6 avril 2001 qui remplit cet office. La Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions est toujours le 10 mai comme le fixait une autre circulaire, la circulaire du Premier ministre du 28 avril 2008 (V. « Un calendrier mémoriel officiel… » : Circ. 29 avr. 2008 relative aux commémorations de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions).

Cependant, cette année 2011 étant placée sous le signe de l’outre-mer, on aurait pu espérer de plus amples développements que ceux faits dans la note de service du 9 avril 2010 de même objet, quelques lignes supplémentaires n’auraient pas déparé. Elles auraient pu se pencher sur les différences constatées en matière de "date" de commémoration de l’abolition de l’esclavage selon les autorités et populations ; elles auraient pu rappeler les circonstances du vote de la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité ; elles auraient pu faire état de l’ensemble des recherches menées sur le thème... sans faire d’impasse sur la question coloniale, etc.

Telle n’est pas la principale préoccupation du ministère.

Ce qui l’intéresse est d’associer le préfet aux activités des classes "sensibilisées" à la question ; c’est de faire en sorte que la réflexion sur l’esclavage se déploie, dans les écoles, vers la connaissance du principe de dignité et des crimes contre l’humanité.

Et, car telle est l’innovation principale, c’est de contrôler les sources utilisées par les enseignants à ce propos. En effet, un groupe de travail a été formé au sein du ministère pour recenser, repérer, référencer les ressources pédagogiques relatives à l’esclavage et à ses abolitions. Le but est de « dresser un état des lieux afin de pouvoir offrir à la communauté éducative un ensemble de ressources à la fois mieux signalées et plus accessibles » — au risque de déprécier certains travaux de recherche qui n’auraient pas eu l’heur de plaire aux membres de ce comité ?

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Voir auparavant sur Droit cri-TIC : - « Mémoire en devoir, mémoires plurielles », Circ. n° 2009-023, 9 févr. 2009, Devoir de mémoire. Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolition ; - v. « Un 10 mai de commémoration de l’abolition de l’esclavage - 2010 », Note de serv. 9 avril 2010 relative aux mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. V. aussi,« Des célébrations mémorielles, une mémoire partagée ».

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Droit cri-TIC ou Droit cri TIC

Cri TIC, cri-TIC en Droit. Cri-TIC de droit : critique du droit, droit de la critique, droit à la critique, droit critique.

La forme interrogative étant un des signes de l’esprit critique qui anime toute recherche et parcourt tout enseignement, ce site a pour objet, en quelques articles ou brèves, de faire part de questionnements, incomplets et inachevés, sur des thèmes diversifiés... en Droit certes, mais aussi à côté ou aux alentours du Droit.

Pr. Geneviève Koubi

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